Adhérences péritonéales

Les adhérences péritonéales : de quoi parle-t-on ? Les adhérences péritonéales (ou post-opératoires) sont la complication la plus fréquente de la chirurgie abdominale et surtout gynécologique. Ces cordages fibreux, appelés « brides » par les chirurgiens, se forment à partir du péritoine, trois à cinq jours après l’intervention chirurgicale. Leur apparition se fait de manière imprévisible n’importe où dans le ventre. Formant un obstacle imprévu par la nature, ces adhérences peuvent gêner ou étrangler inopinément les viscères, principalement l’intestin grêle. Tout patient opéré doit être informé de leur possible survenue.

Acné chez la femme adulte

Acné : de quoi s’agit-il ? L'acné dite vulgaire est une hypersécrétion des glandes sébacées associée à une obstruction des pores de la peau par les cellules cutanées. Elle se manifeste donc où la peau est la plus grasse, le visage (front, nez, menton mais elle peut s'étendre à toute la face), le haut du dos et des épaules. Le sébum produit en excès ne s’éliminant plus il forme des microkystes ("points blancs") lorsque le pore est totalement fermé, ou des comédons (les "points noirs") lorsqu'il est partiellement ouvert et que le sébum s’oxyde (noircit) au contact de l'air. L’inflammation se produit spontanément ou par la manipulation des microkystes, qui deviennent alors des boutons rouges (papules), parfois purulents (pustules). Le principal germe responsable de cette inflammation est une bactérie, Propionibacterium acnes. La croûte des pustules laisse souvent place à des cicatrices plus ou moins profondes et étendues.

Ampoules cutanées

Les ampoules cutanées : de quoi s’agit-il ? Les ampoules cutanées apparaissent spontanément lorsqu’il y a frottement important et répété de l’épiderme. Les ampoules naissent d’une réaction des cellules à cette friction par cisaillement qui agit comme une brûlure : la couche superficielle de la peau se décolle jusqu’à former une cloque au sein de laquelle suinte un liquide clair, une sérosité. L’ampoule équivaut à un deuxième degré de brûlure (caractérisé par les cloques).

Angine à Streptocoque

L'angine à streptocoque : de quoi s’agit-il ? L’angine est une inflammation banale et fréquente des amygdales (on parle aussi d’amygdalite) responsable de douleurs à la déglutition. La plupart des angines sont d’origine virale mais une origine bactérienne doit particulièrement être redoutée en raison des complications possibles : il s’agit de l’angine à streptocoque. Les complications sont potentiellement graves, avec le rhumatisme articulaire aigu (RAA), une atteinte rénale (glomérulonéphrite aiguë) et cardiaque, mais elles sont prévenues par le traitement antibiotique.

Athérosclérose

L'athérosclérose : de quoi s’agit-il ? L’athérosclérose correspond à des remaniements de la paroi des artères de moyen et gros calibres. La paroi des artères voit s’accumuler lipides, glucides, tissu fibreux et autres dépôts. L’athérosclérose n’est pas une maladie mais un phénomène évolutif qui aboutit à des maladies, notamment cardio-vasculaires. La paroi interne de l’artère est profondément modifiée, aboutissant à des thromboses — l’artère se bouche — ou des ruptures de plaques qui viennent obstruer d’autres artères. Infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral, ischémie des membres sont autant de conséquences qui peuvent être mortelles.

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mardi 15 mars 2011

l'urticaire

l'urticaire
Les patients souffrant d'urticaire sont très nombreux tant de façon aigüe que chronique. L'urticaire est la résultante d'une activation des cellules cutanées de l'allergie (mastocytes) non nécessairement liée à une allergie. Elle doit son nom aux lésions typiques issues du contact avec des plantes de la famille des urticacées (orties).
Il est à noter que le cycle circadien des mastocytes explique la réalisation de lésions vespérales à exacerbation nocturne et l'absence de lésions résiduelles en fin de matinée au grand dam du malade qui était venu voir en urgence son médecin traitant aprés une nuit abominable de démangeaisons...
Beaucoup d'urticaires aigües sont d'origine infectieuses (virus des hépatites, coxsackies, cmv etc...) ou toxiques liées à un surdosage en susbtances histaminolibératrice (chocolat, café, thé etc...).
Certaines sont facilités par des pathologies sous jacentes (hyperthyroidie, Lupus, hépatite chronique, etc...) ou encore simplement par un "terrain" histaminolibérateur (le phénotype typique du roux/blond à la peau très blanche). Bien sûr il existe des urticaires "neurologiques" ou "psychologiques" mais celles-ci sont un diagnostic différentiel bien souvent témoin de notre ignorance et masquant poliment une autre réalité. Il faut tout de même reconnaitre que l'expression "il/elle me donne de l'urticaire" est le témoin oral de ce phénomène.
Les causes allergiques usuelles des urticaires sont essentiellement alimentaires (les allergènes en cause sont variables selon l'âge) mais les allergènes aériens (pollens, acariens, moisissures...) ne sont pas à négliger surtout chez les patients souffrant d'autres formes d'allergies immédiates (rhinites, conjonctivite, asthme...). Les formes chimiques sont à l'heure actuelle les moins bien connues: le GERDA impute le rôle du formol, de la colophane, de la ppd, du baume du pérou et de bien d'autres substances usuellement placées en "allergie retardée" mais dont les effets "immédiats" sont clairs (le mécanisme n'est pas forcément IgE médié d'ailleurs).
De plus en plus on implique également l'association substance chimique (ie:parfums) et UV avec photosensibilisation dont le diagnostic de certitude est trés laborieux (photo-patchs tests en Unités spécialisés et corrélés à la dose d'UV activatrice).
Il serait dommage de négliger de parler du rôle non allergique des aliments dans la genèse et l'entretien des urticaires. Nous l'avons vu, la lésion d'urticaire est liée à l'histamine libérée par les mastocytes et cette libération s'auto-entretien.
Certains aliments amènent directement à l'organisme de l'histamine permettant donc la prolongation de la crise, ce sont principalement:
  • les fromages et aliments fermentés (roquefort, reblochon, choucroute, etc...)
  • les boissons fermentées (bière, cidre..)
  • les charcuteries
  • les conserves (hareng, thon...)
  • les poissons de teneur en histamine variable selon l'état de fraîcheur (thon, saumon, hanchois, sardines, harengs, ...)
  • les épinards
  • les tomates
Les aliments libérateurs d'histamine:
  • oeufs
  • chocolat
  • fraises, ananas, fruits exotiques...
  • crustacés frais
  • poissons
  • alcools
  • tomates
  • thé, café
Les aliments riches en Tyramine (précurseur chimique de l'histamine):
  • fromages (bourseault, gruyère, camembert, brie, roquefort...)
  • poissons fûmés
  • gibiers
  • saucisses
  • chocolat
  • tomates, choux, raisins
  • vins blancs
A cette longue liste viennent se rajouter la tartrazine (E102) et l'érythrosine (E127) ainsi que l'aspirine, les anti inflammatoires non stéroidiens, la codéine et les sulfites (E220 à E227) qui sont responsables de façon dose dépendante d'une activation des cellules mastocytaires.
J'ajouterai à cette liste les pathologies de fermentation que l'on retrouve chez les grands buveurs de lait et qui sont susceptibles d'entrainer une flore digestive particulièrement productrice d'histamine et par là même expliquer les "pseudo-allergies" au lait qui sont parfois évoquées en médecine "douce".
le traitement de l'urticaire est donc dans un premier temps la mise au repos des mastocytes par une inhibition forte et durable de ceux-ci (traitement anti-histaminique de type 1, tritoqualine, et mesures alimentaires) afin d'obtenir un arrêt de cet enchainement d'activation.
Le traitement étiologique sera en cas d'allergie, le traitement de cette allergie soit une éviction, soit une désensibilisation si l'allergène est un produit standardisé.

la dermatite atopique

la dermatite atopique
Les patients qui souffrent de dermatite atopique sont de plus en plus nombreux. Il y a 30 ans moins de 5% des enfants naissants présentaient une dermatite atopique, on approche actuellement les 20% (estimations issues de l'étude ISAAC, Lancet 1998).
Reprécisons d'abord ce qu'est la dermatite atopique. Il s'agit d'une maladie qui mélange hypersensibilité immédiate et retardée pour les allergènes standards de l'environnement.
Elle est aussi appellée prurigo du nourrisson, eczéma constitutionnel, eczéma atopique ou dermite du nourrisson. Les termes employés font donc surtout référence au nourrisson mais ne vous y trompez pas l'adulte aussi peut en souffrir, il s'agit alors souvent de dermatite atopique sévère dont le traitement aura été négligé.
Mécanismes:
Les dermatites atopiques sont de mécanismes allergiques (nda: sinon on ne les appellerai pas "atopique") avec une réaction trés vive qui lèse la peau et les muqueuses et facilite ainsi l'aggravation des lésions et donc de nouvelles sensibilisations. Pendant longtemps on a ignoré les subtilités des mécanismes de cette allergie: ni tout à fait immédiate ni tout à fait retardée. Les études récentes en immunologie ont permis de mettre davantage en exergue les liens qui unissent ces deux modes de réaction.
La dermatite atopique est donc un eczéma de contact lié non pas seulement aux produits chimiques usuels (voir eczéma de contact) mais également aux allergènes aériens (acariens, pollens, etc...). Usuellement dans l'eczéma la particule chimique de trés faible taille (5000daltons), appellée haptène, se lie aux cellules de la peau (kératinocytes) et ceci crée donc un ensemble protéine/haptène qui est reconnu par l'organisme comme allergène à part entière et vis à vis duquel la réaction retardée peut se faire jour.
Dans la dermatite atopique, à ce mécanisme toujours présent, s'adjoint une activation liée aux IgE. En effet, la peau lésée laisse facilement pénétrer les allergènes aériens. Des récepteurs aux IgE ont été mis en évidence sur les cellules de Langherans de la peau (cellule clé du système immunitaire cutané). La reconnaissance de ces antigènes (acariens et autres) entraîne leur activation et la mise en oeuvre d'un eczéma de contact aux protéines de grosse taille (plusieurs centaines de milliers de dalton) que sont les allergènes aériens IgE médiés.
Il est également à noter quelques faits importants dans les mécanismes de la dermatite atopique:
  • Il existe une carence constitutionnelle en certains acides gras chez l'atopique (communéments appellés "Oméga 3").
  • Il existe également une colonisation de la peau de l'atopique à staphylocoque auréus extrêmement importante (rapport épidermidis/auréus inversé par rapport au sujet sain) dont certaines protéines seraient très impliquées dans l'état d'inflammation chronique de la peau de l'atopique.
  • Il existe enfin, une chute de l'AMPc intracellulaire corrélée à une augmentation génétique de la phosphodiestérase. (la recherche pharmaceutique développe actuellement des anti-phosphodiestérases qui pourraient trouver ici une application).
  • Les gênes responsables de la production des IgE sériques sont situés à proximité immédiate des gênes responsables de l'HRB (hyper réactivité bronchique), soit autour du 5q31-q33.
Evolution:
L'évolution de la dermatite atopique est assez bien connue. Elle est d'ailleurs liée à l'évolution de l'atopie au sens large:
Ahlsted propose une courbe où l'on voit: les symptômes gastro-intestinaux comme symptôme majeur dans l'atopie jusqu'à 6 mois avec une apparition et croissance de la dermatite atopique de un mois à 6 ans, le pic de fréquence étant pour l'âge de 18mois. A partir de 3 ans, l'asthme prend une part prédominante dans la symptomatologie et devient le symptôme majeur jusqu'à l'âge de 15 ans où les rhinites allergiques deviennent le premier signe.
J'adhère "presque" à ce schéma. A mon sens, les rhinites allergiques sont sous évaluées pour l'âge de 3 à 15 ans car elles sont souvent estimées comme "virales" ou encore liées aux "végétations", amygdales ou autres.
Il est probable que beaucoup de rhinites allergiques (qui entraînent alors rapidement le déclenchement de l'asthme) sont précoces mais sous diagnostiquées.
Prise en charge:
La prise en charge de l'enfant atopique s'inscrit dans la durée et dans une vision globale du problème "atopie". Ne s'intéresser qu'à l'eczéma est aussi stupide que de ne s'intéresser qu'à la conjonctivite atopique. Toutes ces formes cliniques relèvent de la même maladie: "prédisposition génétique à développer une réponse IgE médiée pour des allergènes communs de l'environnement"(Bach 1993). il est donc particulièrement important pour un atopique d'être pris en charge par des médecins qualifiés et spécialisés: des allergologues.
Concernant la dermatite atopique, les mesures à prendre seront donc fonction de ce que nous vîmes au dessus:
  • contrôler la réaction d'hypersensibilité immédiate(anti-H1) et améliorer l'environnement pour limiter les risques de sensibilisation (environnement alimentaire, aérien, chimique)
  • contrôler la réaction d'hypersensibilité retardée (crèmes corticoides sur les plaques sèches, demain peut être par le tacrolimus), éviction des substances à risque (parfums, conservateurs, caoutchoucs, etc...)
  • restaurer l'immunité passive:
    • grâce à des crèmes correctement choisies en fonction de la peau de l'enfant. (apport éventuel en "oméga 3")
    • grâce à l'arrêt des irritants: laine, synthétiques, lessive, adoucissant, etc...
    • grâce à la révision de la cosmétique: des produits simples chimiquement et une gamme homogène.
  • les cures thermales ont leurs défenseurs et détracteurs. J'y apprécie particulièrement que les patients puissent bénéficier de crèmes de qualité en abondance sans surcoût pendant trois semaines. De plus, des centres spécialisés en atopie prodiguent une bonne information sur les mécanismes de cette maladie aux parents et à l'enfant.
Le traitement étiologique sera, en cas d'allergie, le traitement de cette allergie si elle est ciblée et bien identifiée. Les enfants atopiques sont, par définition, polysensibilisés: celà n'empêchera pas de mettre en oeuvre une désensibilisation si un allergène est cliniquement responsable des symptômes de façon prédominante.
Pour information vous pouvez allez lire (en anglais) les archives d'une liste de discussion sur la dermatite atopique. Vous verrez que de nombreux traitements qui ne sont pas dans les moeurs francophones s'y font jour. Personnellement je préfère une approche étiologique que symptomatique


l'eczéma

l'eczéma
Les patients souffrant d'eczéma sont nombreux. Il est assez délicat d'en proposer une prise en charge stéréotypée car encore une fois si les formes simples pourront bénéficier de thérapeutiques stéroidiennes locales, les formes récidivantes ou aigues doivent absolument bénéficier d'un bilan allergologique.
L'eczéma se caractérise cliniquement par une phase érythémateuse initiale, plus ou moins rouge et congestive, avec apparition rapide de vésicules à sérosité claire. Le tout est prurigineux et amène des croûtes recouvrantes qui guérissent assez rapidement en cas d'arrêt du contact allergénique.
Son descriptif immunologique pourrait se résumer ainsi:
  • un haptène (allergène incomplet) se fixe à une protéine porteuse de l'épiderme pour former un allergène.
  • les cellules de Langherans auxquels les lymphocytes ont présenté l'allergène s'activent et libèrent des signaux pro-inflamatoires (IL6, IL8, TNFalpha...)
  • des polynucléaires, macrophages et monocytes viennent infiltrer le lieu d'inflammation et contribuent aux destructions locales. Cette migration est active en 24 à 72h (d'où le nom d'hypersensibilité retardée).
La lésion anatomo-pathologique réalisée est une spongiose épidermique résultant de ces destructions.
La plupart des eczémas de contact sont liés à des allergènes bien identifiés et regroupés selon les habitudes géographiques dans des "batteries" de test. En Europe, la batterie ICDRG (International Contact Dermatitis Group) est capable de déterminer l'étiologie de 80% des causes d'eczémas. Les différents éléments de cette batterie sont détaillés dans les fiches pratiques.
La disposition de ces tests est établie afin de limiter les activations par contiguité des allergènes voisins. Ils sont laissés en place 48h au moins. Les résultats sont exprimés ainsi:
  • "0" ou "-" peau saine, pas de réaction locale
  • "NT" non testé
  • "?+" réaction douteuse, léger érythème seulement
  • "+" réaction positive faible
  • "++" forte réaction positive: érythème, papules, vésicules.
  • "+++": réaction positive violente: érythème intense, infiltration, vésicules coalescentes.
  • "IR", réaction d'irritation (effet savon, effet shampooing, effet bulleux, effet pustuleux, effet nécrotique). Parfois la biopsie est nécessaire pour apprécier la différence entre des bulles toxiques et allergiques.
Il existe un tableau indicatif pour essayer de retrouver les allergènes en cause en fonction des localisations, ATTENTION: cette classification est indicative et ne concerne QUE l'eczéma de contact pur (et non pas la dermatite atopique)


Localisation



Allergène

suspect



Produits

suspects

Face Parfums, baume du pérou antiseptiques,

conservateurs, résines BTPF, antibiotiques,

végétaux.
Cosmétiques, produits médicamenteux,

vernis à ongles, Prothèses, Médicaments(infirmières),

Plantes, fleurs, Aliments.
Paupières Parfums, Colophane, Conservateurs, Nickel, Cobalt,

Colorants, formol, Résines BTPF, Antiseptiques,

Antibiotiques .
Cosmétiques, maquillage, teintures, vernis

à ongles, collyres, topiques médicamenteux.
Lèvres Parfums, Antiseptiques, Baume du Pérou,

Conservateurs, Filtres solaires, Végétaux,

Nickel.
Sticks, Dentifrices, Aliments, Instruments de

musique.
Cou Formol, Résines BTPF, Nickel, Parfums,

Conservateurs, textiles.
Parfums, Shampooings, vernis à ongles,

durcisseurs d'ongles, cosmétiques.
Oreilles Antibiotiques, Antiseptiques, Plastiques, Nickel,

PPD.
Prothèses auditives, écouteurs,

lunettes, teintures, boucles d'oreilles.
Cuir Chevelu PPD, Nickel, Conservateurs, Parfums, Médicaments,

permanentes.
Teintures, lunettes, boucles d'oreilles, épingles

ou pinces, lotions capillaires, shampooings, colorations,

permanentes.
Aisselles parfums, antiseptiques, conservateurs, formol-urée,

colorants.
déodorants, antiperspirants, dépilatoires,

crèmes, textiles.
Tronc Nickel, plastiques, lessives, textiles. Ceinture, Boucles, Alèzes, vêtements.
Plis des coudes Chrome, Nickel, Tissus, colorants, bois. métaux, vêtements, ciment, allergènes

professionnels.
Avant bras Plastiques, colles, vernis. Toiles cirées, vernis des tables
Poignets Nickel, Chrome, Résines BTPF Bijoux, bracelets de montre, ciments.
Dos des mains Caoutchouc, chrome, colles. Gants
Paumes des mains Nickel, caoutchoucs, baume du pérou objets, gants, agrumes
Doigts Résines époxy, BTPF, acryliques,

Fleurs, aliments, ancres, détergents.
manucure, matières plastiques, dentisterie,

imprimerie, fleuristes, allergène professionnels

(aliments, plantes),
Plis Colorants Vêtements, bas, collants.
Vagin/vulve parfums, antiseptiques, conservateurs, latex. ovules, déodorants, préservatifs,

spermicides.
Verge Latex, colorants, bois exotiques, végétaux. Préservatifs, rouge à lèvres,

travaux forestiers ou d'ébénisterie.
Anus Baume du pérou, procaïne, antiseptiques,

formol.
Suppositoires, anti-hémorroidaires, papier

toilette .
Jambes/Cuisses Baumpe du pérou, lanoline, parabens,

antiseptiques, caoutchouc, nickel.
Topiques, cicatrisants, cosmétique, collants,

bandes de contention, bottes.
Pieds chrome, caoutchouc, résines époxy,

formol.
Chaussures, colles, antiperspirants, cosmétique.

Quoiqu'il en soit ces données ne sont qu'indicatives et ne remplacent pas une enquête allergologique complète réalisée par un allergologue qualifié.
Le traitement étiologique sera en cas d'allergie, le traitement de cette allergie soit une éviction.


la rhinite allergique

la rhinite allergique
Les patients souffrant de rhinite ou de sinusites allergiques sont pléthore et souffrent trés fréquemment d'un sous diagnostic médical.
Les caractéristiques de la rhinite allergique sont de deux types:
  • Rhinite aigue, avec démangeaisons, éternuements, écoulement nasal, puis obstruction pendant quelques heures. Celles-ci sont en général facilement étiquettées allergiques et donc traitées comme telles. Il s'agit pourtant parfois de rhinites vasomotrices simples, réactionnelles à des stimuli divers (poussière, fumée,soleil, chaud/froid, etc...).
  • Rhinite chronique, beaucoup plus fréquente et sur-traitée par des inutiles antibiotiques qui montrent d'ailleurs là des effets immunomodulateurs hors de ce propos mais dignes d'intérêt. Il s'agit d'une rhinite obstructive saisonnière ou perannuelle, avec prurit modéré, éternuements parfois, crises aigues ponctuelles et fréquemment diminution de l'odorat. Leurs diagnostics différentiels sont essentiellement les polyposes nasales et les NARES (Rhinites non allergiques à éosinophiles, proches de la maladie de Widal).
Une caractéristique essentielle de la rhinite allergique chronique ou aigue et sa rapidité de réponse à un traitement antihistaminique général associé à une corticothérapie locale.
Les causes de la rhinite allergique sont bien entendues aériennes principalement mais les enfants présentant des allergies alimentaires nous montrent chaque jour qu'à l'instar de l'asthme, la rhinite chronique peut tout à fait être d'origine alimentaire.
Le traitement étiologique sera en cas d'allergie, le traitement de cette allergie soit une éviction, soit une désensibilisation si l'allergène est un produit standardisé.

la conjonctivite allergique

la conjonctivite allergique
Les patients souffrant de conjonctivite allergique ne bénéficient que peu souvent d'une prise en charge allergologique et doivent se contenter de collyres avec parfois un avis ophtalmologique en complément.
C'est bien dommage car la conjonctivite allergique n'échappe pas à la règle du bilan étiologique qui permet alors une prise en charge satisfaisante des problèmes du patient.
Les conjonctives ont une immunité passive très particulière puisque régie par le bouclier lacrymal et les paupières. Toutes les causes d'inflammation chronique sont donc susceptibles d'entrainer des signes de conjonctivite.(Si vous souhaitez détailler le sujet je vous invite à lire mon mémoire d'il ya quelques temps déjà)
Les allergènes en cause dans les conjonctivites allergiques sont tant les aériens classiques (acariens, pollens, moisissures, phanères...) que les produits chimiques (colophane, parfums, conservateurs...). L'allergie alimentaire est rarement responsable d'une conjonctivite allergique isolée.
Le traitement étiologique sera en cas d'allergie, le traitement de cette allergie. L'éviction pour les chimiques, l'éviction et/ou la désensibilisation pour les aéroallergènes.

dimanche 13 mars 2011

Comment Se Protéger Des Allergies ?

Les allergies, au même titre que le cancer, font partie des fléaux de notre siècle. Qu'est-ce qu'une allergie ? Pour comprendre ce qu'est une allergie, il faudrait encore comprendre comment fonctionne notre organisme. Notre organisme est un mécanisme complexe qui doit non seulement nous aider à nous déplacer, à communiquer, bref, à vivre tout simplement, mais aussi nous protéger contre toutes formes d'infection. La protection de l'organisme est confiée au système immunitaire qui doit faire la différence entre les substances et les organismes qui représentent des dangers pour nous et ceux qui ne le représentent pas. Lorsque le système immunitaire fonctionne idéalement, il ne réagit qu'à ce qui est vraiment dangereux pour l'organisme. Malheureusement, il peut arriver que le système immunitaire soit défectueux et dans ce cas, il commence à percevoir des substances qui ne représentent pourtant aucun danger pour l'organisme comme dangereux. Ce sont justement ses réactions anormales qui constituent les allergies.
Alors comment se protéger des allergies ? Généralement, on n'est jamais allergique à tout à la fois. Cependant, il faut reconnaître que certaines personnes souffrent de plusieurs types d'allergies. C'est pour cette raison qu'il est donc important de connaître vos points faibles. Rendez-vous chez un allergologue afin de passer des tests. Il est important que vous sachiez exactement tous les produits auxquels votre organisme est sensible. Pourquoi cette démarche est-elle importante ? Eh bien, parce que, bien que les personnes allergiques ne soient pas toujours sensibles à tout, certaines et même beaucoup d'entre elles sont sensibles à plusieurs substances. Les test vous aideront juste à vous fixer sur ce que vous devez éviter.
Une fois que vous le savez, vous n'aurez qu'à prendre les mesures qui s'imposent. S'il s'agit par exemple de pollen, prenez le soin, vers la fin du printemps et au début de l'été, de garder les fenêtres de votre domicile fermées jour et nuit. Pour aérer votre maison, faites-le tôt le matin. C'est le moment où il y a le moins de pollen dans l'atmosphère. En cas d'allergie à la poussière, passez fréquemment l'aspirateur, laver et nettoyer tout ce qui peut accumuler la poussière. S'il s'agit d'allergie alimentaire, éviter tout simplement la consommation de produits problématiques. Vérifiez donc toujours quels aliments contiennent les produits que vous consommez à l'extérieur. Quant à l'allergie médicamenteuse, il est souhaitable d'avoir constamment avec vous une note qui mentionne les produits que vous ne supportez pas.


http://www.articlonet.fr/allergies-articles/

Allergie Et Asthme

1. Asthme ou allergie ?
On peut facilement penser qu'une allergie soit responsable d'une crise d'asthme, toutefois, il n'est pas toujours évident de considérer qu'une crise d'asthme est pour origine l'allergie.
En somme, la crise d'asthme ou la crise dyspnée correspond essentiellement à une défaillance du système respiratoire. La cause en est le plus souvent une inflammation des bronches. Tandis que l'allergie se manifeste de bien des façons différentes. Ces caractéristiques les plus communes sont les suivantes :
  • Larmoiements
  • Éternuements
  • Nez bouché
  • Toux
Quand l'allergie n'est pas maîtrisée, elle peut évoluer en crise d'asthme suivie le plus souvent de crises d'angoisses. On ressent alors une oppression thoracique, de la fatigue et même des maux de tête.
Évidemment, l'allergie se remarque aussi par les marques qu'elle peut laisser au niveau de la peau comme l'urticaire, l'eczéma ou les prurits.
Généralement, il se produit des plaques rouges sur tout le corps ou en des endroits bien déterminés, localisés. On peut voir apparaître des rougeurs diffuses, des petits boutons... Les démangeaisons surviennent à ce moment-là. Mais, l'envie de se gratter n'est pas toujours accompagnée de ces plaques rouges. En fait, cela dépendra de l'origine de l'allergie. Il convient donc de se faire diagnostiquer par un médecin, lequel vous prescrira sans doute une analyse sanguine ou une batterie de tests pour connaître l'origine de votre allergie.
Il arrive parfois que vous soyez juste enrhumé, victime d'une rhinite, mais qui dure, s'éternise et revient tout au long de l'année ou sur une longue période. Dans ce cas, il faut penser à l'allergie, car ces inflammations des muqueuses nasales trouvent probablement leur origine dans un phénomène allergique.
L'allergie comme l'asthme doivent être diagnostiqués. D'autant qu'ils ont parfois une origine commune. Si vous souffrez des symptômes que nous venons de décrire, il convient d'aller consulter votre médecin et de lui raconter dans le détail toutes les manifestations de vos allergies. Pour cela, prenez bien soin de définir avec le plus d'exactitude possible, la période où les symptômes sont les plus visibles. S'il s'agit de démangeaisons, décrivez avec précision l'endroit du corps qui est le plus touché, définissez les périodes de crise. Si c'est après les repas, ou avant ou encore à n'importe quel moment de la journée. Les allergies, tout comme l'asthme, touchent un nombre de plus en plus important de la population mondiale et il est impératif de les prendre au sérieux.




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