Adhérences péritonéales

Les adhérences péritonéales : de quoi parle-t-on ? Les adhérences péritonéales (ou post-opératoires) sont la complication la plus fréquente de la chirurgie abdominale et surtout gynécologique. Ces cordages fibreux, appelés « brides » par les chirurgiens, se forment à partir du péritoine, trois à cinq jours après l’intervention chirurgicale. Leur apparition se fait de manière imprévisible n’importe où dans le ventre. Formant un obstacle imprévu par la nature, ces adhérences peuvent gêner ou étrangler inopinément les viscères, principalement l’intestin grêle. Tout patient opéré doit être informé de leur possible survenue.

Acné chez la femme adulte

Acné : de quoi s’agit-il ? L'acné dite vulgaire est une hypersécrétion des glandes sébacées associée à une obstruction des pores de la peau par les cellules cutanées. Elle se manifeste donc où la peau est la plus grasse, le visage (front, nez, menton mais elle peut s'étendre à toute la face), le haut du dos et des épaules. Le sébum produit en excès ne s’éliminant plus il forme des microkystes ("points blancs") lorsque le pore est totalement fermé, ou des comédons (les "points noirs") lorsqu'il est partiellement ouvert et que le sébum s’oxyde (noircit) au contact de l'air. L’inflammation se produit spontanément ou par la manipulation des microkystes, qui deviennent alors des boutons rouges (papules), parfois purulents (pustules). Le principal germe responsable de cette inflammation est une bactérie, Propionibacterium acnes. La croûte des pustules laisse souvent place à des cicatrices plus ou moins profondes et étendues.

Ampoules cutanées

Les ampoules cutanées : de quoi s’agit-il ? Les ampoules cutanées apparaissent spontanément lorsqu’il y a frottement important et répété de l’épiderme. Les ampoules naissent d’une réaction des cellules à cette friction par cisaillement qui agit comme une brûlure : la couche superficielle de la peau se décolle jusqu’à former une cloque au sein de laquelle suinte un liquide clair, une sérosité. L’ampoule équivaut à un deuxième degré de brûlure (caractérisé par les cloques).

Angine à Streptocoque

L'angine à streptocoque : de quoi s’agit-il ? L’angine est une inflammation banale et fréquente des amygdales (on parle aussi d’amygdalite) responsable de douleurs à la déglutition. La plupart des angines sont d’origine virale mais une origine bactérienne doit particulièrement être redoutée en raison des complications possibles : il s’agit de l’angine à streptocoque. Les complications sont potentiellement graves, avec le rhumatisme articulaire aigu (RAA), une atteinte rénale (glomérulonéphrite aiguë) et cardiaque, mais elles sont prévenues par le traitement antibiotique.

Athérosclérose

L'athérosclérose : de quoi s’agit-il ? L’athérosclérose correspond à des remaniements de la paroi des artères de moyen et gros calibres. La paroi des artères voit s’accumuler lipides, glucides, tissu fibreux et autres dépôts. L’athérosclérose n’est pas une maladie mais un phénomène évolutif qui aboutit à des maladies, notamment cardio-vasculaires. La paroi interne de l’artère est profondément modifiée, aboutissant à des thromboses — l’artère se bouche — ou des ruptures de plaques qui viennent obstruer d’autres artères. Infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral, ischémie des membres sont autant de conséquences qui peuvent être mortelles.

mardi 15 mars 2011

Types de traitements Curiethérapie

Curiethérapie 

Qu'est-ce que la curiethérapie ?

La curiethérapie (en anglais «brachytherapy ») est une forme de radiothérapie interne, basée sur l'utilisation d'implants radioactifs directement mis au contact de la tumeur. Ces implants peuvent être temporaires ou définitifs. Ils permettent de délivrer de fortes doses d'irradiation à une tumeur localisée, aux contours précis, tout en épargnant au mieux les tissus sains environnants.
Ce mode de traitement exige généralement une petite intervention chirurgicale et une hospitalisation de courte durée


Un peu d'histoire 

Techniques basées sur l'irradiation

Le principe du traitement est de placer des sources radioactives à l'intérieur ou au contact direct des tumeurs à traiter, sous anesthésie locale ou générale. On utilise pour cela des fils guidés par de petits tubes de plastique, des aiguilles, des grains ou des moulages pour les organes creux.

On distingue différents types de curiethérapies selon la tumeur concernée :
  • L'endocuriethérapie ou curiethérapie intersticielle : les sources (généralement des fils d'iridium) sont placées à l'intérieur des tissus à irradier (peau, lèvre, sein, langue, anus, prostate, etc.).
  • La curiethérapie de contact ou endocavitaire ou plésiocuriethérapie : les sources sont placées dans une cavité naturelle et au contact de la tumeur (vagin, utérus, nasopharynx, par exemple).
  • Lorsque la cavité est un conduit de petit diamètre, on parle de curiethérapie endoluminale (oesophage, bronche, canal biliaire).
  • La curiethérapie métabolique consiste à administrer des substances radioactives en solution liquide (par voie orale ou intraveineuse) qui vont se fixer préférentiellement dans le tissu visé (thyroïde).
  • Une voie de recherche originale est l'immunocuriethérapie qui consiste à accrocher une substance radioactive à un anticorps monoclonal : ce dernier se comporte comme un «missile à tête chercheuse » visant les cellules cancéreuses qui seront irradiées et détruites électivement par la substance radioactive, ainsi concentrée à leur contact.
Ces techniques sont toujours encadrées par une dosimétrie précise (le plus souvent informatisée) qui vise à déterminer rigoureusement les doses d'irradiations reçues par le tissu sain et par le tissu tumoral et à calculer le temps d'implantation.



Les différentes techniques 

Techniques basées sur l'irradiation

Le principe du traitement est de placer des sources radioactives à l'intérieur ou au contact direct des tumeurs à traiter, sous anesthésie locale ou générale. On utilise pour cela des fils guidés par de petits tubes de plastique, des aiguilles, des grains ou des moulages pour les organes creux.

On distingue différents types de curiethérapies selon la tumeur concernée :
  • L'endocuriethérapie ou curiethérapie intersticielle : les sources (généralement des fils d'iridium) sont placées à l'intérieur des tissus à irradier (peau, lèvre, sein, langue, anus, prostate, etc.).
  • La curiethérapie de contact ou endocavitaire ou plésiocuriethérapie : les sources sont placées dans une cavité naturelle et au contact de la tumeur (vagin, utérus, nasopharynx, par exemple).
  • Lorsque la cavité est un conduit de petit diamètre, on parle de curiethérapie endoluminale (oesophage, bronche, canal biliaire).
  • La curiethérapie métabolique consiste à administrer des substances radioactives en solution liquide (par voie orale ou intraveineuse) qui vont se fixer préférentiellement dans le tissu visé (thyroïde).
  • Une voie de recherche originale est l'immunocuriethérapie qui consiste à accrocher une substance radioactive à un anticorps monoclonal : ce dernier se comporte comme un «missile à tête chercheuse » visant les cellules cancéreuses qui seront irradiées et détruites électivement par la substance radioactive, ainsi concentrée à leur contact.
Ces techniques sont toujours encadrées par une dosimétrie précise (le plus souvent informatisée) qui vise à déterminer rigoureusement les doses d'irradiations reçues par le tissu sain et par le tissu tumoral et à calculer le temps d'implantation.



Les substances radioactives utilisées 

Description

De nombreuses substances radioactives sont utilisées en curiethérapie.
  • Le radium est actuellement abandonné en raison des difficultés de radioprotection et du manque de souplesse de son utilisation.
  • Le césium 137, sous forme de tube ou de billes, remplace les tubes de radium pour les traitements des cancers gynécologiques.
  • Les fils d'iridium 192 sont surtout utilisés pour la radiothérapie intersticielle ou endovacitaire.
  • On utilise pour certaines tumeurs de l'œil le ruthénium 106 ou l'iode 125.
  • Le strontium 190 est également utilisé pour des lésions superficielles de la cornée ou de la peau.
  •  
  • En pratique, pour le patient ? 

Comment cela se passe-t-il pour le patient ?

Le plus souvent, la curiethérapie nécessite une hospitalisation de deux à six jours dans un service spécialisé.
La mise en place des sources radioactives se fait en deux temps. On installe d'abord des tubes vecteurs creux (non radioactifs) dans les tissus. Lorsqu'ils sont parfaitement en place, on les charge avec les sources radioactives. Des radiographies de contrôle et des calculs informatisés permettent de connaître la distribution de la dose autour des sources radioactives et de calculer la durée d'application. Le patient reste pendant ce temps dans une chambre protégée. Il peut être relié à un appareil (projecteur) télécommandé qui permet de retirer les sources lors des visites faites dans la chambre, ce qui diminue l'irradiation du personnel et des visiteurs. Les visites sont toutefois déconseillées aux enfants en bas âge et aux femmes enceintes. A la fin du traitement, l'ablation du matériel radioactif et des vecteurs se fait simplement et n'est généralement pas douloureuse. Dès ce moment, le malade n'est plus porteur d'aucune radioactivité.

Dans le cas de tumeur peu ou pas agressive (certains cancers de la prostate, par exemple), on peut placer des implants permanents. Il s'agit de petits grains d'iode 125 ou de palladium 103 qui délivrent la dose nécessaire pour détruire les cellules cancéreuses et dont la radioactivité disparaît spontanément. La profondeur de pénétration de cette radioactivité dans les tissus du corps humain est très faible (quelques millimètres), ce qui explique qu'une personne porteuse de ce type de grains radioactifs ne présente pas de risque pour son entourage.
La curiethérapie peut être utilisée seule, ou en association avec une irradiation externe pour réaliser un surdosage localisé.

Les effets secondaires 

Ils sont généralement transitoires

La technologie moderne et les études dosimétriques par ordinateur ont permis de réduire, sans cependant les éliminer totalement, les effets secondaires de l'irradiation au niveau des tissus sains.
Les principaux effets secondaires observés varient suivant le site d'implantation.
  • Au niveau de l'abdomen : diarrhées, irritation de la vessie ou de l'anus, vomissements, douleurs abdominales.
  • Au niveau du thorax : difficultés et douleurs pour avaler, toux.
  • Pour la bouche : perte du goût, diminution de la salivation, irritation des muqueuses.
  • Au niveau de la peau : rougeurs, picotements, pigmentation.
  • Au niveau des organes génitaux : risque de stérilité (pouvant être définitive).
Une perte de cheveux ne se produit pas, sauf en cas d'irradiation du cuir chevelu.

Ces effets secondaires sont transitoires et disparaissent généralement quelques semaines après la fin du traitement. Leur intensité et leur durée sont variables d'une personne à l'autre.


Types de traitements Radiothérapie

Radiothérapie

A propos de ce type de traitement

Vous trouverez dans ce chapitre de nombreuses informations sur le traitement par radiothérapie. Pour y accéder, cliquez sur les catégories ci-dessus, ou téléchargez directement la brochure en cliquant sur la brochure proposée ci-dessous.
Vous pouvez aussi contacter le cancerphone ou cliquer ici pour obtenir le document par la poste.

Introduction

Un traitement fréquent

Au cours des 20 dernières années, la radiothérapie a connu un essor considérable grâce à d'importants progrès techniques.

On estime qu'environ 60% des patients atteints d'un cancer ont besoin, à un moment ou l'autre de leur maladie, d'une radiothérapie.

Utilisée soit seule, soit en association avec d'autres traitements, elle peut intervenir à tous les stades de la maladie :

• irradiations en complément d'une chirurgie;
• irradiations curatives;
• irradiations palliatives.
IMPORTANT : Il n'est pas possible d'aborder ici tous les cas particuliers. C'est pourquoi un dialogue de qualité avec les membres de l'équipe soignante est capital. Posez-leur vos questions et demandez de l'aide chaque fois que nécessaire.



Effets de la radiothérapie 

Mode d'action des rayons

La radiothérapie utilise des rayonnements de très haute énergie qui perturbent la multiplication des cellules et finissent par les détruire. Tous les tissus peuvent être touchés à des degrés divers, mais ce sont les organes à fort taux de renouvellement cellulaire qui y sont particulièrement sensibles. La plupart des cancers présentent une intense prolifération cellulaire, d'où leur sensibilité aux rayons. Des mécanismes de réparation moins efficaces dans les cellules cancéreuses que dans les cellules saines font que les dégâts s'accumulent davantage au sein de la tumeur. Ceci explique que le traitement parvienne à détruire le cancer, tout en permettant aux tissus sains de se maintenir en vie.
L'irradiation est très souvent émise par des accélérateurs linéaires de particules (radiothérapie externe). Une autre technique consiste à mettre des substances radioactives au contact direct de la tumeur (curiethérapie).
L' effet biologique des rayons dépend de la dose délivrée à un volume donné: plus une tumeur sera de grande taille, plus elle contiendra de cellules et plus la dose nécessaire pour la détruire sera élevée.
Enfin, le fractionnement des irradiations en une série de séances espacées de plusieurs heures ou d'une journée est à la base de l'efficacité des irradiations.
Dans la zone irradiée, les rayons peuvent endommager les tissus sains : leur tolérance varie d'un organe à l'autre, mais, en règle générale, le risque d'effets secondaires augmente avec la dose délivrée et les volumes irradiés.

Modes d'administration 

intoduction

Le souci du médecin radiothérapeute est d'adapter le traitement à chaque patient mais aussi à chaque tumeur. Actuellement, les équipements disponibles permettent d'individualiser le traitement. Cela repose sur la connaissance exacte de la position de la tumeur par rapport aux organes avoisinants ainsi que de ses extensions éventuelles.
Il s'agit donc de délivrer une dose suffisante au niveau de la tumeur permettant le contrôle local de la maladie tout en minimisant la dose aux organes sains avoisinants.
L'irradiation externe
L'irradiation externe ou "téléthérapie" est la forme la plus fréquente de radiothérapie. La machine utilisée pour produire les rayons est appelée " accélérateur linéaire".
L'irradiation externe permet de traiter des volumes importants, même s'ils sont situés en profondeur dans le corps. Les rayons traversent la peau et les organes superficiels avant d'atteindre leur cible.
Ce traitement ne nécessite pas d'hospitalisation, mais suppose des allers - retours quotidiens du domicile vers l'hôpital pendant plusieurs semaines.
Délivrer une dose suffisante de rayons pour détruire la tumeur, tout en respectant au maximum les tissus sains avoisinants, demande une préparation minutieuse. Les rayons n'agissent que -et uniquement- dans la partie du corps qui les reçoit, d'où la nécessité de déterminer leur cible avec grande précision.
C'est pourquoi le radiothérapeute déterminera très soigneusement la position exacte de la tumeur et ses extensions éventuelles. Les étapes sont les suivantes:
le scanner permet de déterminer la position de la tumeur, ses rapports avec les organes avoisinants et la densité relative des différents tissus qui seront traversés par les rayonnements. Viennent ensuite le choix du type de rayonnement, des faisceaux d'irradiation, et la délimitation des zones qui ne peuvent pas être irradiées pour respecter les organes sensibles aux rayons.
Les données ainsi recueillies sont transférées par ordinateur à une unité de dosimétrie où un physicien établira, en collaboration avec le radiothérapeute, le plan du traitement et calculera la distribution de la dose.
le simulateur est un appareil de radiographie qui permet de reproduire fictivement les différents faisceaux d'irradiation préalablement calculés par l'unité de dosimétrie et d'en vérifier l'exactitude. A cette occasion, des points sont indiqués sur la peau du patient pour servir de repères lors de l'administration ultérieure des rayons.
Ensuite, viendront les séances d'irradiation proprement dites. Chaque séances demande une extrême précision en matière de positionnement et d'administration des rayons. Différentes précautions sont prises à cet égard : ordinateur contrôlant tous les paramètres de traitement pour chaque patient, laser et moyens de contention pour assurer la reproductibilité des placements, etc.
Le radiothérapie externe est habituellement administrée à raison d'une brève séance par jour, cinq jours par semaine, pendant plusieurs semaines d'affilée. La durée totale du traitement n'est pas fonction de la gravité du cancer, mais de la recherche d'une efficacité maximale.

La Curiethérapie
On parle d'irradiation interne, également appelée "curiethérapie" ou "brachythérapie", lorsque la source radioactive sous forme d'implants est mise au contact direct de la tumeur. Ces implants peuvent être temporaires ou définitifs. Ils permettent de délivrer de fortes doses d'irradiation dans un volume limité. Un tel traitement exige généralement une petite intervention chirurgicale et une hospitalisation de courte durée.
On peut distinguer deux types d'implants:
  • des implants temporaires où les sources radioactives sont laissées en place pendant une durée variable selon les indications et la technique utilisée;
  • des implants permanents où des radio-isotopes, souvent de faible énergie, sont placés dans la tumeur et laissés en place définitivement.
On peut par ailleurs distinguer la curiethérapie à bas débit de dose (le traitement dure plusieurs jours) et celle à haut débit de dose (l'irradiation ne dure que quelques minutes).


Traitements sur mesure 

Chaque traitement est personnalisé

La radiothérapie s'emploie seule ou en association à d'autres traitements, au cas par cas.

Elle permet dans certaines circonstances d'éviter une chirurgie trop mutilante en raison de la localisation tumorale ou de son degré d'extension.

Parfois, elle précède la chirurgie pour réduire le volume de la tumeur à opérer.
La radiothérapie peut également suivre la chirurgie pour détruire d'éventuels foyers tumoraux résiduels.
Des associations "radiothérapie - chimiothérapie" sont également possibles. C'est même un domaine en pleine expansion. L'usage de médicaments anticancéreux permet d'augmenter la sensibilité des cellules malignes (= cancéreuses) à l'action des rayons.
Enfin, la radiothérapie peut être utilisée à titre palliatif, par exemple pour lutter contre les douleurs dues à des métastases osseuses.

Effets secondaires et conseils pratiques 

Introduction

Ces effets secondaires sont transitoires et disparaissent généralement quelques semaines après la fin du traitement. Les effets secondaires se manifestent essentiellement dans la partie du corps qui est irradiée, et ce, en fonction de :
  • la dose de rayons reçue,
  • de la durée du traitement
  • et de la plus ou moins grande sensibilité des organes concernés.
Leur intensité et leur durée sont variables d'un individu à l'autre.


• Au niveau de l'abdomen : diarrhées, cystites (irritation de la vessie), anites (irritation de l'anus), vomissements, douleurs abdominales, etc.;

• Au niveau du thorax : dysphagie douloureuse (difficultés à avaler), toux;

• Pour la bouche: perte du goût, diminution de la salivation, irritation des muqueuses;

• Au niveau de la peau: rougeurs, picotements, pigmentation;

• Au niveau des organes génitaux: risque de stérilité.


La radiothérapie ne s'accompagne pas d'une perte des cheveux, sauf en cas d'irradiation du crâne.
Nombreux sont les patients qui éprouvent une fatigue croissante au fil des séances successives. Celle-ci est due à la radiothérapie proprement dite, et aux nombreux déplacements qu'elle occasionne.
Parfois, on constate des effets secondaires retardés qui se manifestent des mois ou des années après l'arrêt du traitement. Il peut par exemple s'agir d'une décoloration de la peau ou d'une dilatation des petits vaisseaux sanguins cutanés.
Toute une série de conseils pratiques peuvent être donnés aux patients pour atténuer les inconvénients de la radiothérapie.
N'hésitez jamais à informer le médecin ou l'infirmière des difficultés que vous éprouveriez pendant le traitement. Ils pourront vous donner des conseils adaptés à votre cas particulier et, si nécessaire, des médicaments pour vous soulager.
 La présence ou l'intensité des effets secondaires n'a rien à voir avec l'efficacité du traitement.
 

La Fatigue

La fatigue

La fatigue intense est une plainte particulièrement fréquente chez les personnes atteintes d'un cancer. Elle peut être due à la maladie proprement dite, mais aussi aux traitements.

La radiothérapie entraîne souvent une fatigue progressive, causée par les rayons. Elle est fonction de la dose, de la durée totale du traitement et de la plus ou moins grande surface corporelle irradiée. Vient s'y
ajouter la lassitude des nombreux déplacements depuis le domicile jusqu'à l'hôpital.

La fatigue peut persister pendant 2 à 3 mois après la fin du traitement. Pour aider les malades pendant cette période particulièrement difficile, la Fondation contre le Cancer leur propose un service d'accompagnement. Si nécessaire, des bénévoles formés à l'écoute et encadrés par des travailleurs sociaux vont chercher les patients à leur domicile, les conduisent à l'hôpital et les ramènent ensuite chez eux. En plus d'une aide aux déplacements, ce service offre un soutien moral appréciable.
Quelques conseils

• Pendant toute cette période, il est recommandé d'adapter ses activités en fonction de l'énergie dont on dispose.
• Lorsque vous avez besoin de repos, allongez-vous pour de courtes périodes. Plusieurs brefs épisodes de repos sont préférables à une longue sieste.
• Ne dormez pas trop longtemps ou trop fréquemment pendant la journée pour conserver un bon sommeil nocturne.
• Réservez votre énergie pour les tâches les plus importantes et n'hésitez pas à vous faire aider. Une brochure détaillée sur le sujet peut être obtenue à la Fondation contre le Cancer.


Au niveau de la peau 
On peut constater des signes locaux qui rappellent un coup de soleil (rougeur, démangeaisons, picotements, peau qui pèle, pigmentation). En effet, à chaque irradiation, les rayons doivent traverser la peau pour atteindre la tumeur.

Ces manifestations apparaissent dans les premières semaines du traitement, pour disparaître 4 à 6 semaines après son arrêt.

Une sécheresse et une pigmentation cutanée peuvent persister par la suite.

A très long terme (des mois ou des années plus tard), on constate parfois une dépigmentation de la zone irradiée accompagnée d'une dilatation progressive des petits vaisseaux sanguins superficiels, en fonction de
la dose délivrée à la peau.

Quelques conseils

• Evitez toute irritation supplémentaire de la peau située dans les champs d'irradiation (soleil, chaleur ou froid intense, produits cosmétiques?).
• Lavez les zones irradiées à l'eau claire, sans frotter ni utiliser de savon. Préférez une douche tiède plutôt qu'un bain.
• Séchez la peau avec un linge doux (sans frotter) ou au sèche-cheveux réglé sur froid.
• Evitez le frottement des vêtements et sous-vêtements contre la peau (idéalement: vêtements lâches en coton).
• Laissez la peau irradiée à l'air libre, en la protégeant du soleil.
• Evitez de vous gratter.
• Gardez la peau aussi sèche que possible, même dans les plis. Pour absorber l'humidité des replis cutanés, placez-y un morceau de tissu doux, mais n'utilisez pas de talc.
• En cas d'irradiation du visage, utilisez uniquement un rasoir électrique. Evitez l'après-rasage ou toute lotion contenant de l'éther ou de l'alcool.
• Lorsque le crâne est irradié, il s'ensuit une chute des cheveux (uniquement dans la zone d'irradiation) transitoire ou définitive, en fonction de la dose totale de rayons. Il en va de même pour les poils. Si vous
désirez porter une perruque, choisissez-la avant le début du traitement pour un résultat ressemblant à votre chevelure naturelle (possibilité de remboursement mutuelle).


Au niveau du sein

Des tiraillements, démangeaisons ou une sensation de moiteur sous le sein ou dans l'aisselle sont fréquents vers la 3ème ou la 4ème semaine de radiothérapie. D'éventuelles douleurs ou un gonflement disparaissent généralement après 4 à 6 semaines.

Un changement du volume du sein irradié peut persister de façon définitive.

Au niveau de la bouche, de la gorge ou de l'oesophage

Irritation des muqueuses, altération ou perte du goût, bouche sèche (diminution de la salivation), douleurs ou difficultés pour avaler sont autant d'effets secondaires possibles.

Quelques conseils

• Avertissez votre dentiste des traitements que vous allez recevoir. Parfois, il est nécessaire d'extraire préventivement certaines dents qui risquent de poser problème pendant la radiothérapie. Surveillez votre hygiène dentaire et rincez-vous régulièrement la bouche avec la lotion conseillée par votre médecin ou votre dentiste.
• En cas de muqueuses irritées, fumez le moins possible, évitez les boissons contenant du gaz ou de l'alcool et méfiezvous des aliments trop épicés. Vous pouvez remplacer les jus de fruits acides (orange, pamplemousse?) par des jus de pommes, de raisins ou d'abricots. Buvez avec une paille en cas de difficultés pour avaler. Consommez vos aliments tièdes plutôt que chauds.
• Pour neutraliser une sensation de mauvais goût dans la bouche, faites des gargarismes à la tisane de camomille.
• Lorsque la bouche se dessèche, buvez fréquemment (petites gorgées), sucez un glaçon ou mâchez un chewing-gum sans sucre. Prenez une alimentation liquide ou semi-liquide (potages, crèmes, compotes, viandes en sauce?). Si nécessaire, votre médecin peut vous conseiller des vaporisateurs buccaux ou de la salive artificielle.

Au niveau de l'abdomen (ventre)


Des nausées ou de la diarrhée peuvent se manifester, de même que des ballonnements ou de la constipation. Des médicaments permettent d'éviter ou de soulager ces symptômes.

Essayez de conserver une alimentation saine et équilibrée. Elle apportera à votre corps les éléments vitaux dont il a besoin, à un moment où la maladie et les rayons le sollicitent particulièrement. Dans certains cas, le médecin vous prescrira un régime alimentaire particulier.

Quelques conseils

• Si vous avez des nausées, fractionnez les repas (petites quantités réparties à longueur de journée) et évitez les aliments gras. Mangez des aliments servis à température ambiante, dans une pièce pas trop chauffée, loin des odeurs de cuisson. Mangez lentement et évitez de boire pendant les repas ou collations. En dehors des repas, buvez surtout des boissons fraîches et évitez celles qui irritent l'estomac (alcool, café, thé?). Si vous vous reposez après un repas, faites le en position assise plutôt que couchée.
• Les médicaments sont une source d'irritation possible pour l'estomac. Si vous devez en prendre, absorbez-les avec suffisamment de liquide et jamais à jeun, sauf avis contraire du médecin.
• En cas de diarrhées, buvez abondamment (eau minérale sans gaz, bouillon, jus de fruits ou de légumes, eau de riz?). Evitez les aliments qui vous donnent des gaz. Mangez de petites quantités, mais à plusieurs reprises.
• Ne suivez pas de votre propre initiative un prétendu régime contre le cancer. Ils sont généralement inefficaces, monotones et risquent d'affaiblir votre organisme.
• Si vous perdez beaucoup de poids, il peut être souhaitable d'enrichir votre alimentation. Demandez conseil au médecin ou à la diététicienne.

L'action des rayons sur votre système digestif ne s'estompera pas du jour au lendemain. Ces quelques conseils restent donc valables 2 à 3 semaines après l'arrêt de la radiothérapie, avant de revenir progressivement à votre alimentation habituelle.   



Au niveau du bas-ventre (région uro-génitale)

Les rayons peuvent être responsables d'une irritation de la vessie ou du rectum, ce qui entraîne des douleurs pour uriner ou aller à selle. L'irradiation de certains cancers gynécologiques peut s'accompagner d'un arrêt des règles.

En ce qui concerne la sexualité, la radiothérapie a parfois des conséquences physiques (irritation des muqueuses avec rapports douloureux) ou psychologiques (diminution de la libido). Dans certains cas, la fertilité peut être définitivement compromise.

Quelques conseils

• Si, après la guérison, vous souhaitez avoir des enfants, parlez-en avec votre médecin avant le début du traitement pour permettre si nécessaire un prélèvement de sperme ou de tissu ovarien.
• Demandez-lui également si l'instauration ou la poursuite d'une contraception est nécessaire.

Des progrès nombreux

Nombreux ont été les progrès au cours des 20 dernières années.
Les accélérateurs de particules permettent d'irradier des cancers plus profonds, tout en épargnant davantage les tissus superficiels.
Depuis le début des années 90, des ordinateurs plus performants et un nouveau système de délimitation des faisceaux, appelé collimateur, ont permis la réalisation de champs d'irradiation complexes, plus respectueux des tissus sains avoisinants.
La modulation d'intensité rend possible des variations d'intensité à l'intérieur même du champ d'irradiation.
La radiothérapie de conformation permet de limiter au strict minimum le volume irradié à la tumeur en diminuant les marges de sécurité. Cette réduction de volume irradié permet de diminuer les effets secondaires ou d'augmenter la dose et par conséquent d'accroître l'efficacité du traitement. Ceci est rendu possible par les progrès considérables de l'outil informatique: les nouvelles stations de planification de traitement permettent non seulement de voir le patient et ses structures internes dans un espace virtuel et de s'y déplacer mais aussi de calculer le comportement des faisceaux dans un volume et non plus dans une succession de plans parallèles indépendants. L'introduction de la troisième dimension offre aussi la possibilité d'utiliser un plus grand nombre de faisceaux et par conséquent de mieux cibler la tumeur.

Aujourd'hui, la radiothérapie est devenue une discipline complexe, exigeant la collaboration de médecins radiothérapeutes, d'infirmiers-techniciens spécialisés et de spécialistes en physique médicale.

Coût du traitement 

La mutuelle intervient

La radiothérapie est reprise dans les "gros risques" et est donc remboursée par la mutuelle. Celle-ci intervient également dans les frais de déplacement suivant des modalités variables d'une fédération à l'autre.

En cas de douleur 

Des médicaments peuvent vous aider

Les rayons sont totalement indolores mais les irritations qu'ils engendrent au sein de certains tissus peuvent causer des douleurs.

N'hésitez jamais à le signaler au médecin.

Dans la plupart des cas, il est possible de vous prescrire des médicaments pour vous soulager.



lundi 14 mars 2011

Types de traitements Chimiothérapie

Chimiothérapie

A propos de ce type de traitement

Vous trouverez dans ce chapitre de nombreuses informations sur le traitement par chimiothérapie. Pour y accéder, cliquez sur les catégories ci-dessus, ou téléchargez directement la brochure en cliquant sur la brochure proposée ci-dessous.
Vous pouvez aussi contacter le cancerphone ou cliquer ici pour obtenir le document par la poste.


Qu'est-ce que c'est ? Comment ça fonctionne ? 

Qu'est-ce la chimiothérapie?

On appelle chimiothérapie l'usage de médicaments destinés à tuer les cellules cancéreuses.
Actuellement, la chimiothérapie est utilisée pour traiter un grand nombre de cancers différents, le plus souvent en association avec la chirurgie et/ou la radiothérapie.
Comment fonctionne-t-elle? Les médicaments anticancéreux sont capables de provoquer la mort des cellules qui se multiplient.
Leur effet ne se limite malheureusement pas aux cellules malignes, mais concerne toutes les cellules en prolifération active (comme par exemple celles qui tapissent le tube digestif, régénèrent le sang ou font pousser poils et cheveux).
Par différents mécanismes, la chimiothérapie aboutit le plus souvent à une altération de l'ADN qui déclenche la destruction de la cellule.
Ces médicaments peuvent être extraits de plantes, d'organismes unicellulaires ou être synthétisés de toute pièce par des méthodes chimiques.



Comment se donne une chimiothérapie ? 

Différents modes d'administration

En général, une chimiothérapie se donne par injection dans une veine. D'autres modes d'administration sont parfois utilisés: par la bouche; par injection intramusculaire ou sous-cutanée.
La mise en place sous la peau d'une petite chambre d'injection (Port-A-Cath) reliée à une grosse veine facilite les injections intraveineuses répétées de chimiothérapie. Cette chambre d'injection est placée sous anesthésie locale et enlevée de la même manière à la fin du traitement.
Fréquence et durée du traitement dépendent du type de cancer, des médicaments utilisés et de la façon dont chaque patient supporte la chimiothérapie.
D'habitude, elle est administrée selon un cycle intermittent, incluant des périodes de repos pour permettre au corps de reprendre des forces.


Effets secondaires et conseils pratiques

Avant propos

La chimiothérapie attaque les cellules malignes, mais aussi les cellules normales qui se multiplient rapidement.
La moelle osseuse (qui produit les cellules sanguines), le tube digestif, le système reproducteur et les follicules pileux y sont particulièrement sensibles. Les effets secondaires dépendent du type de chimiothérapie et peuvent varier fortement d'une personne à l'autre. De plus, ils sont généralement transitoires.

Précision importante: il n'y a pas de lien entre l'efficacité du traitement et la présence ou l'intensité de ses effets secondaires.




Fatigue


Une fatigue intense accompagne souvent la chimiothérapie. Elle culmine d'habitude vers le 10ème jour de la cure pour s'améliorer ensuite jusqu'à la chimiothérapie suivante.
Quelques conseils pour y faire face:
  • adaptez vos activités en fonction de l'énergie disponible;
  • aménagez-vous plusieurs brèves périodes de repos, plutôt qu'une longue sieste;
  • ne dormez pas trop souvent ou trop longtemps pendant la journée afin de conserver un bon sommeil nocturne;
  • réservez votre énergie pour les tâches importantes et n'hésitez pas à vous faire aider;
  • demandez une brochure plus détaillée sur ce sujet à la Fondation contre le Cancer.
Pour tout savoir sur la fatigue intense chez les patients atteints de cancer, cliquez ici.




Chute des cheveux


Toutes les chimiothérapies ne font pas nécessairement tomber les cheveux.
Le port d'un casque réfrigérant pendant chaque chimiothérapie permet de diminuer la chute des cheveux, avec des résultats variables d'une personne à l'autre et selon le type de chimiothérapie utilisée. Si vous souhaitez y avoir recours, parlez-en avec votre médecin avant le début du traitement.
Si vous souhaitez porter une perruque, choisissez-la avant la chute des cheveux, pour un résultat aussi ressemblant que possible. Si vous avez des cheveux longs, vous pouvez également les faire couper de plus en plus court pour vous habituer progressivement à une coiffure courte.

Pour en savoir plus sur la chute des cheveux et les conseils s'y rapportant, cliquez ici.




Bouche et gorge sèches ou endolories


Si vous constatez des plaies dans votre bouche, parlez-en avec votre médecin.
Les conseils suivants peuvent vous aider:
  • buvez fréquemment des boissons sans gaz ni alcool;
  • sucez des glaçons ou des bonbons sans sucre;
  • mangez des aliments mous et riches en eau (compotes, potages, crème glacée).
  • trempez ou mixez les aliments difficiles à avaler;
  • évitez les aliments et les jus acides (tomate, orange, pamplemousse).
  • évitez les aliments trop salés ou épicés;
  • veillez à une bonne hygiène buccale (brossage précautionneux des dents avec une brosse à dents douce, soins du dentier).




Diarrhées


Si les diarrhées persistent plus de 24 heures ou s'accompagnent de crampes ou de douleurs, parlez-en à votre médecin.

Quelques conseils pour contrôler les diarrhées:
  • essayez une diète liquide pour mettre vos intestins au repos;
  • buvez beaucoup (jus de pomme, eau, thé léger, eau de riz, bouillons clairs); ces boissons seront tièdes ou à température ambiante, laissez s'échapper le gaz des boissons gazeuses avant de les consommer;
  • lorsque la situation s'améliore, mangez progressivement des aliments pauvres en fibres (riz, bananes, compote, purée, biscottes);
  • mangez de petites portions, plus souvent;
  • évitez les aliments qui provoquent des crampes (café, haricots, noix, choux, épices, sucreries).
Pour tout savoir sur l'alimentation des personnes cancéreuses, cliquez ici.




Infections


Si vous constatez les signes d'une infection (température supérieure à 38°C, frissons et sueurs, plaques blanches dans la bouche, brûlure en urinant etc.), parlez-en à votre médecin avant de prendre quelque médicament que ce soit pour abaisser la fièvre.

Les conseils suivants peuvent être utiles pour réduire les risques d'infection:
  • évitez la foule et particulièrement les personnes atteintes de maladies contagieuses;
  • lavez-vous souvent les mains (surtout avant chaque repas et après chaque passage à la toilette);
  • ne grattez pas vos boutons ou vos croûtes, n'arrachez pas les peaux autour des ongles;
  • utilisez un rasoir électrique pour éviter les coupures;
  • prenez soin de vos dents sans blesser les gencives (brosse à dents douce, pas de fil dentaire);
  • désinfectez soigneusement toute blessure;
  • après chaque selle, lavez doucement mais soigneusement la région anale;
  • prenez une douche tous les jours et séchez votre peau avec douceur en utilisant un essuie propre.





Nausées et vomissements


Les médicaments contre les nausées et les vomissements (antiémétiques) jouent un rôle très important dans le contrôle de ce problème. Parlez-en à votre médecin.

Essayez autant que possible de maintenir une alimentation de qualité. Votre corps en aura besoin pour résister au choc de la maladie et des traitements. Ce n'est pas le moment de suivre un régime sans l'accord de votre médecin.

Quelques conseils pratiques peuvent vous aider:
  • prenez plusieurs petits repas répartis tout au long de la journée;
  • évitez de boire pendant les repas pour ne pas remplir votre estomac de liquide;
  • buvez minimum une heure avant de passer à table ou après le repas;
  • mangez vos aliments à température ambiante plutôt que très chauds ou très froids;
  • évitez les sucreries, les aliments gras ou frits;
  • mangez lentement et mastiquez bien vos aliments;
  • évitez les odeurs qui vous dérangent (tabac, parfums, odeurs de cuisson);
  • reposez-vous après les repas, de préférence en position assise;
  • enlevez vos dentiers ou prothèses partielles amovibles pendant vos traitements;
  • le fait d'avoir un objet dans la bouche peut provoquer des vomissements;
  • si vous ressentez un haut-le-coeur, prenez de longues et profondes respirations par la bouche.
Pour tout savoir sur l'alimentation des personnes cancéreuses, cliquez ici.




Effets sur la sexualité et la fertilité


Conséquences à court ou long terme   
   
Chez les femmes
On observe parfois des effets comparables à la ménopause ainsi qu'une infertilité temporaire ou définitive.
Si vous êtes jeune et désirez avoir des enfants après la guérison du cancer, parlez-en à votre médecin avant le début de la chimiothérapie.
Si vous êtes en âge d'avoir des enfants, demandez à votre médecin quelle contraception est la mieux adaptée à votre cas. Il n'est certainement pas conseillé de commencer une grossesse pendant une chimiothérapie, puisque certains médicaments pourraient causer des malformations congénitales.
Chez les hommes
On peut rencontrer une infertilité transitoire ou définitive. Pour éviter ce risque, il est possible de congeler du sperme dans de l'azote liquide, avant le début de la chimiothérapie, en vue d'une future insémination.





Autres effets secondaires


Au niveau de la peau, attention à une sensibilité accrue aux ultraviolets;
certains médicaments causent une sensation de fourmillements ou de brûlure aux mains ou aux pieds (par atteinte des nerfs périphériques);
certains médicaments colorent l'urine ou changent son odeur, il est recommandé de boire beaucoup afin de prévenir d'éventuels problèmes urinaires;
parfois, on constate une rétention d'eau (gonflement du visage, des mains ou del'abdomen); votre médecin vous conseillera un traitement approprié.


Quel traitement choisir ? 

Chiomiothérapie avec d'autres traitements

 

Le plus souvent, une chimiothérapie est composée d'une association de médicaments qui agissent suivant des mécanismes différents. De la sorte, les cellules cancéreuses sont attaquées simultanément sur plusieurs fronts, ce qui augmente l'efficacité du traitement.
Le type de médicaments, leur dosage et leur combinaison éventuelle à d'autres traitements (chirurgie, radiothérapie, hormonothérapie) sont décidés au cas par cas. Il arrive, par exemple, que la chimiothérapie précède la chirurgie pour réduire le volume d'une tumeur, ce qui permet ensuite une opération moins mutilante.

Les buts du traitement 

A quoi il sert ?

Le traitement vise soit à guérir définitivement la maladie, en association avec la chirurgie et/ou la radiothérapie, soit à obtenir une rémission (la maladie devient alors indétectable) de longue durée permettant une vie normale.
La chimiothérapie peut aussi être utilisée pour soulager le malade en réduisant le volume de la tumeur, ce qui permet de mieux contrôler les problèmes (douleur par exemple) qui en résultent.

Types de traitements Chirurgie

Les différents traitements

Le choix d'un traitement ou d'une combinaison de traitements particuliers dépend de différents facteurs dont les plus importants sont : le type de cancer, le degré d'extension de la maladie, l'âge de la personne et son état général. En d'autres termes, les traitements sont adaptés individuellement.

Les traitements des cancers associent différentes méthodes : chirurgie, radiothérapie, chimiothérapie, hormonothérapie, immunothérapie en constituent les principales.

Dans ce chapitre, vous trouverez des informations sur les traitements tant traditionnels que novateurs. Pour y accéder, cliquez sur les catégories ci-dessus.

Chirurgie

Introduction

Que de progrès !

La chirurgie est certainement la technique la plus ancienne utilisée pour soigner les cancers. Ses progrès ont été fulgurants, combinant les découvertes réalisées dans de nombreux domaines. Grâce aux antibiotiques, aux anesthésiques modernes, à la respiration assistée, aux transfusions, aux anticoagulants (qui préviennent les embolies), aux soins infirmiers, à la kinésithérapie, etc., des opérations de plus en plus importantes ont été rendues possibles, et davantage de malades ont pu en bénéficier, quel que soit leur âge.
Au cours des 20 dernières années, des associations de plus en plus fréquentes de chirurgie, radiothérapie et chimiothérapie ont permis d'obtenir de meilleurs résultats et/ou de diminuer les séquelles (opérations moins mutilantes).
Aujourd'hui, la chirurgie est d'un usage courant en cancérologie, comme moyen de traitement, mais aussi pour permettre un diagnostic précis de la maladie (biopsie). Parfois, elle est utilisée pour assurer une reconstruction après traitements (chirurgie réparatrice) ou pour soulager le patient (chirurgie palliative).

De multiples progrès

..à tous les stades de l'opération

De l'anesthésie à la microchirurgie, les progrès ont été nombreux.
Aujourd'hui, on opère des personnes plus fragiles grâce à des techniques d'anesthésie ou de réanimation plus performantes.
Les sutures, inspirées de la chirurgie esthétique, permettent des cicatrices plus discrètes.
Des opérations moins mutilantes abrègent la période de convalescence.
Une petite chirurgie peut faciliter l'administration d'une chimiothérapie par l'implantation sous anesthésie locale d'un Port-A-Cath (chambre d'injection placée sous la peau et reliée à une grosse veine).

Les cicatrices 

De nombreux progrès dans ce domaine

Le chirurgien essaie toujours de rendre les cicatrices aussi discrètes que possible.

Différentes techniques, inspirées de la chirurgie esthétique, ont permis de notables progrès à cet égard.

Le choix de l'emplacement des incisions peut également être déterminant, pour autant bien sur qu'un choix soit possible.

Ceci étant, le résultat final dépend également de la façon, variable d'un individu à l'autre, dont la peau réagit et cicatrise.

Avec le temps, les cicatrices pâlissent et deviennent de moins en moins visibles.

Pendant la première année qui suit l'opération, il vaut mieux éviter d'exposer des cicatrices au soleil.

But de la chirurgie

L'utilité de la chirurgie 

La chirurgie comme moyen de diagnostic   
   
Un diagnostic cancérologique précis nécessite le prélèvement de cellules suspectes pour analyse microscopique (biopsie). Cet examen permet de déterminer si le tissu en question est effectivement cancéreux et, de plus, si c'est le cas, de savoir à quel type particulier de tumeur l'on est confronté. Il s'agit d'une étape déterminante, puisque le choix des traitements dépend notamment de la nature cellulaire du cancer. Différentes techniques de prélèvement existent (ponction à l'aiguille, endoscopie ou chirurgie). En fonction de l'organe atteint et de la taille de l'anomalie, on prélève toute la tumeur ou seulement une partie.
Le prélèvement est réalisé sous anesthésie locale ou générale suivant la localisation tumorale, la technique utilisée et l'ampleur du prélèvement. Celui-ci est parfois précédé par un repérage de la zone suspecte (mise en place d'un repère sous contrôle radiographique), afin de s'assurer que la biopsie aura bien lieu au bon endroit

La chirurgie comme moyen de traitement   
   
Face à une tumeur débutante, la chirurgie permet à elle seule de guérir certains cancers. Le plus souvent, elle s'intègre dans un traitement pluridisciplinaire, précédée ou complétée suivant les cas de radiothérapie, chimiothérapie et/ou hormonothérapie.
Une petite tumeur permet généralement une opération relativement limitée, même si le volume retiré est toujours supérieur à celui du cancer proprement dit. En effet, les cellules cancéreuses ont la capacité d'infiltrer les tissus avoisinants, raison pour laquelle le chirurgien enlève une certaine épaisseur de tissu sain tout autour de la tumeur. Précaution supplémentaire: les marges de section sont examinées au microscope pour vérifier si elles sont effectivement indemnes d'infiltration tumorale. Dans le cas contraire, une nouvelle opération plus large est pratiquée (pour autant que le cancer se situe dans un organe permettant ce genre de chirurgie) ou des traitements complémentaires prescrits (radiothérapie, chimiothérapie). Lorsque le cancer est volumineux ou situé dans une zone délicate, la chirurgie est parfois précédée par des rayons ou de la chimiothérapie. De la sorte, on réduit le volume tumoral avant l'opération, ce qui permet ensuite de recourir à une chirurgie moins mutilante ou plus satisfaisante sur le plan esthétique.
La combinaison d'une chirurgie suivie par de la radiothérapie est également utilisée, pour réduire le risque de récidive locale.

Pourquoi opérer ?


Opérer pour reconstruire  
   
Les séquelles d'un traitement curatif peuvent parfois être réparées par chirurgie reconstructrice.
L'exemple le plus connu est certainement celui du cancer du sein. Si un sein a dû être enlevé (c'est de moins en moins le cas pour les petites tumeurs), il est possible de le reconstituer soit par implantation d'une prothèse, soit en greffant un lambeau de peau et de muscle ou de graisse, prélevé au niveau du ventre ou du dos.
De telles interventions n'ont pas d'autre but que d'améliorer la qualité de vie des personnes concernées.
Opérer pour soulager  
   
En cancérologie, le pronostic à long terme est le plus souvent déterminé par la présence ou non de métastases à distance.
Lorsque le bilan d'extension réalisé au moment du diagnostic détecte des métastases, celles-ci contre-indiquent généralement une chirurgie extensive de la tumeur "mère". Une opération étendue ne permettrait pas, à l'évidence, de retirer toutes les cellules cancéreuses et n'augmenterait probablement pas les chances de guérison. Elle risquerait par contre de compromettre la qualité de vie du malade. La meilleure solution peut alors être une opération limitée, complétée par d'autres traitements (rayons et/ou médicaments).
La chirurgie reste également utile chez certains patients atteints d'un cancer avancé. On peut dans des circonstances particulières opérer une métastase apparemment unique (dans le cerveau, le foie ou le poumon) et ainsi allonger sensiblement la vie du malade.
Au stade palliatif, c'est le maintien d'un confort de vie suffisant qui motive l'opération. Il peut s'agir d'une chirurgie "de propreté" pour éviter l'infection d'une tumeur ulcérée, de la réalisation d'une dérivation digestive ou urinaire pour prévenir une occlusion, de l'interruption d'une voie de conduction nerveuse dans le cadre d'un traitement de la douleur, etc. De telles interventions n'ont rien à voir avec de l'acharnement thérapeutique!




Réduire les risques de dissémination


La chirurgie cancérologique suit des règles particulières.
Toutes les précautions sont prises pour réduire le risque de dissémination métastatique du fait de l'opération. On évite autant que possible de manipuler la tumeur et on ligature très précocement les vaisseaux sanguins par lesquels des cellules pourraient s'échapper. En plus du cancer, on enlève aussi les ganglions lymphatiques qui drainent la zone atteinte, avec le tissu cellulo-graisseux qui les entoure.

Récolter un maximum d'informations


En cours d'opération, le chirurgien peut chercher à recueillir des informations importantes pour préciser le stade de la maladie et compléter les données fournies par les examens préopératoires. D'autres précisions sont fournies par l'examen au microscope des tissus enlevés chirurgicalement.
L'examen microscopique de la tumeur proprement dite donne parfois des indications sur son agressivité ou sur sa sensibilité probable à certaines thérapies (hormonothérapie en présence de récepteurs hormonaux). Ces informations sont utiles pour déterminer si d'autres traitements sont souhaitables ou non.
Par ailleurs, la découverte d'un envahissement microscopique dans les ganglions prélevés à proximité du cancer indique un risque de micrométastases ailleurs dans le corps. Si tel est le cas, une chimiothérapie pourrait alors être proposée, afin d'éliminer les éventuelles micrométastases à distance.

le cancer Statistiques

Cancers les plus fréquents en Belgique 

Importance d'un dépistage précoce


L'évolution la plus inquiétante est celle du cancer du poumon et du cancer du sein. Le cancer du poumon est le second cancer le plus fréquent chez l'homme et est essentiellement lié au tabagisme. Par ailleurs, l'incidence de ce cancer tend à augmenter chez la femme dans certaines tranches d'âge.
Quant au cancer du sein, près de 7000 nouveaux cas apparaissent chaque année. C'est dire l'intérêt majeur de pratiquer un dépistage efficace de ce cancer, sachant que les chances de guérison dépendent étroitement de la précocité du diagnostic.


Les cancers les plus fréquents chez l'homme :

- 1. Cancer de la prostate ( 25% )
- 2. Cancer du poumon ( 21% )
- 3. Cancer du colon + rectum ( 13 %)
- 4. Cancer de la vessie ( 6% )
- 5. Cancer de l'estomac  ( 3% )
Les cancers les plus fréquents chez la femme :

- 1. Cancer du sein ( 36% )
- 2. Cancer du colon + rectum ( 13% )
- 3. Cancer du poumon ( 5 %)
- 4. Cancer du corps utérin ( 5% )
- 5. Cancer de l'ovaire  ( 4% )

Pour plus d'informations, vous pouvez consulter le site www.registreducancer.be 

Des chiffres en augmentation

Dans son rapprt mondial sur le cancer, publié en 2003, l'IARC (International Agency for Research on Cancer) estime que chaque année, environ 10 millions de personnes sont atteintes par un cancer. Un peu plus de 6 millions de décès sont attribuables au cancer, chaque année, à l'échelle mondiale. Plus de 22 millions de personnes vivent avec un cancer. Ce rapport constate une augmentation de 19% de l'incidence (nombre de nouveaux cas) et de 18% de la mortalité par cancer depuis 1990.

A l'échelle mondiale, les cancers les plus fréquents sont ceux du poumon (12,3% du total des cancers), suivis par ceux du sein (10,4%) et du gros intestin (9,4%). A eux seuls, les cancers du poumon sont la première cause de mortalité mondiale par cancer, avec 1,1 million de morts par an.

Quelques précisions importantes

Les cancers sont une perturbation profonde et complexe du fonctionnement de certaines cellules.
Normalement, nos cellules se divisent uniquement pour assurer la croissance ou l'entretien de l'organisme et elles restent dans la partie du corps où elles sont supposées se trouver.
A l'intérieur de chaque cellule, plusieurs gènes (parties des chromosomes transmis par nos parents) surveillent étroitement ce processus. Pourtant, il arrive que des anomalies s'accumulent dans la cellule jusqu'à lui faire perdre le contrôle de ses multiplications.
Ces anomalies peuvent être causées notamment par des substances chimiques ou des rayonnements cancérigènes capables d'endommager les gènes.
Une accumulation de dégâts atteignant des gènes bien particuliers est donc nécessaire, ce qui prend d'habitude un temps considérable. Voilà pourquoi les cancers sont très rares chez les enfants, et de plus en plus fréquents avec l'âge.
Au départ de la première cellule qui se divise exagérément, une série de cellules excédentaires sont produites qui, à leur tour, se multiplient sans contrôle.
Ces cellules développent la particularité de pouvoir s'échapper de leur lieu d'origine pour partir coloniser d'autres parties du corps.
Cela peut se produire par les vaisseaux sanguins et lymphatiques. Il se forme alors des colonies de cellules cancéreuses à distance de la tumeur d'origine. En langage médical, ces colonies s'appellent des métastases. Elles sont responsables de la gravité de la maladie, raison pour laquelle il vaut mieux traiter un cancer avant qu'il ait eu l'occasion de se généraliser par l'envoi des métastases.
Dernière précision de vocabulaire: une tumeur ne veut pas toujours dire cancer. Il s'agit d'une masse de cellules qui peuvent être cancéreuses ou non. Dans le premier cas, on parle de tumeur maligne (cancer), dans le second cas, il s'agit d'une tumeur bénigne.

Qu'est-ce que le cancer?

Qu'est-ce que le cancer?

Définition

De quoi s'agit-il ?

L'ensemble des mécanismes qui vont entraîner la transformation d'une cellule normale en une cellule cancéreuse constitue ce que l'on appelle la « carcinogenèse ». Il s'agit d'un phénomène à plusieurs étapes qui se déroule le plus souvent sur de nombreuses années.
Ces étapes ont été caractérisées et scindées schématiquement en 4 phases principales au cours desquelles les anomalies s'additionnent:
1. Contact avec un agent cancérigène exogène (provenant de l'extérieur de l'organisme) ou endogène (provenant de la transformation d'une substance à l'intérieur même de l'organisme). Cette première étape porte le nom d'exposition.

2. Altération d'un gène bien précis (proto-oncogène ou anti-oncogène). On parle d'initiation.

3. Stimulation de la prolifération de la cellule initiée en favorisant de nouvelles mutations  dans la structure de l'ADN. Il s'agit de la promotion.

4. Formation d'une tumeur et invasion métastatique. En langage médical, on  parle de progression.

*Métastases 

Quand un cancer se généralise...

L'envahissement des organes vitaux par des tumeurs secondaires, appelées métastases, est un risque majeur en cas de cancer.
Ces articles expliquent comment ces métastases se développent, quels sont les principaux moyens de détection et de traitement, sans oublier la présentation de plusieurs recherches en cours dans notre pays grâce au soutien de la Fondation.

*Mécanismes de la cancérisation 
 

Phase 1: l'exposition aux agents cancérogènes

De nombreux agents sont cancérigènes et constituent les facteurs déclenchants du processus cancéreux. On distingue essentiellement : - des substances chimiques. Ce sont surtout le tabac, l'alcool, certaines substances chimiques rencontrées dans l'environnement professionnel ou domestique, ainsi que des substances présentes dans les aliments telles que les graisses animales ou les produits de combustion (viandes cuites au barbecue, par exemple).

- des rayonnements. Il s'agit, notamment, de l'exposition intensive et répétée aux rayonnements ultraviolets (qui peut provoquer des cancers de la peau) mais aussi aux radiations ionisantes (radioactivité).

- des virus. Certaines infections chroniques jouent un rôle dans l'apparition de cancers particuliers. Il s'agit surtout du virus d'Epstein-Barr pouvant être responsable de lymphomes, des virus de l'hépatite B et C favorisant l'apparition d'un cancer du foie ou de la famille des papillomavirus liés au cancer du col de l'utérus.

Phase 2 : l'initiation

Si l'agent cancérigène induit une mutation dans le patrimoine génétique et touche certains gènes, sans qu'il y ait réparation du dommage, il y a initiation. Dès ce moment, la cellule initiée pourra évoluer vers la seconde phase du processus.


Les mutations impliquées dans la phase d'initiation peuvent affecter deux types de gènes: - les proto-oncogènes. Ce sont des gènes normaux présents dans les cellules. Lorsqu'ils subissent une modification (mutation, par exemple) ils sont activés et acquièrent dès lors des propriétés cancérogènes. On les appelle alors des « oncogènes ».

- les anti-oncogènes ou gènes suppresseurs de tumeurs. Ce sont des gènes dont l'absence ou le mauvais fonctionnement favorise l'apparition d'un cancer.

Phase 3 : la promotion

 
Pour que la cellule initiée devienne cancéreuse, il faut que plusieurs gènes soient altérés simultanément et définitivement. La promotion est l'étape qui va amener la lésion de ces gènes complémentaires. Va agir comme promoteur tout facteur qui stimule la prolifération de la cellule initiée, en facilitant des erreurs (mutations) spontanées ou induites dans la structure de l'ADN. Si le hasard veut que ces mutations touchent d'autres proto-oncogènes ou anti-oncogènes complémentaires de celui altéré initialement, le phénomène de cancérisation est enclenché.


 

Phase 4 : la progression

 
Les dommages deviennent de plus en plus nombreux et les cellules cancéreuses évoluent en une tumeur maligne. Selon le type de cancer, les cellules cancéreuses vont migrer plus ou moins précocement vers d'autres organes (grâce au sang ou à la lymphe) pour y créer de nouvelles tumeurs (métastases).

Les cellules cancéreuses sont également capables d'entraîner la fabrication de nouveaux vaisseaux sanguins qui vont « irriguer » la tumeur et l'alimenter en oxygène et autres substances nécessaires à la prolifération des cellules, mais aussi servir à l'échappée de métastases.


Tumeurs malignes et bénignes 

Tumeur bénigne et tumeur maligne

1-Un cancer se caractérise par le développement anarchique et ininterrompu de cellules "anormales". Ces cellules produites en excès s'accumulent et forment une tumeur. Les cellules cancéreuses infiltrent petit à petit l'organe ou le tissu dans lequel elles se développent. Via le sang et la lymphe, elles peuvent également disséminer vers d'autres parties du corps et y former des tumeurs secondaires appelées métastases. C'est ce qui se passe pour les tumeurs malignes

 

2-Il existe de très nombreuses formes différentes de cancers en fonction du type de cellule qui est à l'origine de la maladie. On les regroupe en trois grands groupes:
  • Les carcinomes qui se développent aux dépens des tissus épithéliaux comme la peau et les muqueuses. Ce sont de loin les cancers les plus fréquents.
  • Les sarcomes qui prennent naissance à partir des tissus conjonctifs ou de l'os.
  • Les leucémies et les lymphomes qui se développent à partir des cellules du sang.
3-Mais il y a aussi d'autres tumeurs qui ne sont pas des cancers. Elles n'envahissent pas les tissus avoisinants et ne s'étendent pas à d'autres parties du corps ; elles forment simplement une masse de cellules. On parle alors de tumeur bénigne. C'est le cas, par exemple, des verrues.


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