Adhérences péritonéales

Les adhérences péritonéales : de quoi parle-t-on ? Les adhérences péritonéales (ou post-opératoires) sont la complication la plus fréquente de la chirurgie abdominale et surtout gynécologique. Ces cordages fibreux, appelés « brides » par les chirurgiens, se forment à partir du péritoine, trois à cinq jours après l’intervention chirurgicale. Leur apparition se fait de manière imprévisible n’importe où dans le ventre. Formant un obstacle imprévu par la nature, ces adhérences peuvent gêner ou étrangler inopinément les viscères, principalement l’intestin grêle. Tout patient opéré doit être informé de leur possible survenue.

Acné chez la femme adulte

Acné : de quoi s’agit-il ? L'acné dite vulgaire est une hypersécrétion des glandes sébacées associée à une obstruction des pores de la peau par les cellules cutanées. Elle se manifeste donc où la peau est la plus grasse, le visage (front, nez, menton mais elle peut s'étendre à toute la face), le haut du dos et des épaules. Le sébum produit en excès ne s’éliminant plus il forme des microkystes ("points blancs") lorsque le pore est totalement fermé, ou des comédons (les "points noirs") lorsqu'il est partiellement ouvert et que le sébum s’oxyde (noircit) au contact de l'air. L’inflammation se produit spontanément ou par la manipulation des microkystes, qui deviennent alors des boutons rouges (papules), parfois purulents (pustules). Le principal germe responsable de cette inflammation est une bactérie, Propionibacterium acnes. La croûte des pustules laisse souvent place à des cicatrices plus ou moins profondes et étendues.

Ampoules cutanées

Les ampoules cutanées : de quoi s’agit-il ? Les ampoules cutanées apparaissent spontanément lorsqu’il y a frottement important et répété de l’épiderme. Les ampoules naissent d’une réaction des cellules à cette friction par cisaillement qui agit comme une brûlure : la couche superficielle de la peau se décolle jusqu’à former une cloque au sein de laquelle suinte un liquide clair, une sérosité. L’ampoule équivaut à un deuxième degré de brûlure (caractérisé par les cloques).

Angine à Streptocoque

L'angine à streptocoque : de quoi s’agit-il ? L’angine est une inflammation banale et fréquente des amygdales (on parle aussi d’amygdalite) responsable de douleurs à la déglutition. La plupart des angines sont d’origine virale mais une origine bactérienne doit particulièrement être redoutée en raison des complications possibles : il s’agit de l’angine à streptocoque. Les complications sont potentiellement graves, avec le rhumatisme articulaire aigu (RAA), une atteinte rénale (glomérulonéphrite aiguë) et cardiaque, mais elles sont prévenues par le traitement antibiotique.

Athérosclérose

L'athérosclérose : de quoi s’agit-il ? L’athérosclérose correspond à des remaniements de la paroi des artères de moyen et gros calibres. La paroi des artères voit s’accumuler lipides, glucides, tissu fibreux et autres dépôts. L’athérosclérose n’est pas une maladie mais un phénomène évolutif qui aboutit à des maladies, notamment cardio-vasculaires. La paroi interne de l’artère est profondément modifiée, aboutissant à des thromboses — l’artère se bouche — ou des ruptures de plaques qui viennent obstruer d’autres artères. Infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral, ischémie des membres sont autant de conséquences qui peuvent être mortelles.

mardi 15 mars 2011

Asthme de l’adulte

Asthme de l’adulte

Qu'est ce que l'asthme de l'adulte ?

L’asthme est une maladie respiratoire chronique qui touche les bronches et se manifeste par des difficultés à respirer exacerbées lors des crises d’asthme. L’asthme est en fait une maladie chronique inflammatoire des bronches dont le diamètre se rétrécit, gênant ainsi le passage de l’air et la respiration. Cette obstruction bronchique est liée à trois phénomènes qui s’autoentretiennent : la contraction des muscles autour des bronches (on parle de bronchospasme), l’œdème de la paroi et enfin l’hypersécrétion de mucus.

Quels sont les risques et les enjeux sanitaires de l'asthme ?

L’asthme est une maladie fréquente et touche en France 10 % des enfants et plus de 5 % de la population adulte. On attribue chaque année à l’asthme près de 1 500 décès, si bien qu’un programme d’actions visant à diminuer de 20 % en 5 ans le nombre d’hospitalisations liées à cette maladie a été inscrit dans la loi de Santé publique. Une meilleure prise en charge individuelle de l’asthme permet de prévenir les crises et de les traiter efficacement.

Quels sont les mécanismes de l'asthme ?

La cause principale de l’asthme est une hypersensibilité des bronches, souvent d’origine allergique (pollens, moisissures, acariens…), dont la conséquence est la contraction brutale des muscles et le spasme de ces derniers. Le terrain familial joue aussi un rôle important. D’autres circonstances représentent des facteurs déclenchants de crises d’asthme comme les infections, le froid, le stress, les efforts ou encore l’inhalation d’irritants (dont le tabac).

Comment se manifeste l'asthme de l'adulte ?

La crise d’asthme débute de façon brutale, souvent le soir ou en deuxième partie de nuit, avec apparition de difficultés respiratoires et sensation d’étouffement. Un facteur déclenchant est parfois retrouvé pour expliquer la crise.
Le patient est souvent en position assise pour « chercher de l‘air », angoissé, en sueurs avec une respiration rapide. L’expiration pour vider l’air des poumons est difficile et bruyante, sous forme de sifflements. Des quintes de toux et des crachats sont parfois possibles.

Le plus souvent, la crise est réversible sous traitement, mais certains critères de gravité doivent être recherchés et imposent l’appel aux secours médicalisés urgents (SAMU Centre 15) : difficulté à parler, respiration superficielle très rapide ou au contraire très lente par épuisement, coloration bleutée des lèvres (cyanose), inefficacité du traitement…

Avec quoi ne faut-il pas confondre ?

Le diagnostic d’asthme est posé après des explorations et un bilan approfondis. D’autres difficultés respiratoires évoluant par crises peuvent simuler des crises d’asthme, en particulier chez le sujet âgé (œdème aigu du poumon, improprement appelé « asthme cardiaque ») ou chez le sujet insuffisant respiratoire (poussées de bronchite chronique).

Y a-t-il une prévention possible ?

Des règles d’hygiène de vie simples peuvent améliorer le quotidien de l’asthmatique. L’allergie jouant un rôle majeur dans l’asthme, il convient d’éliminer les substances susceptibles de déclencher les crises : limiter les allergènes de la maison (housses en plastique antiacarien pour matelas et oreillers, lavage régulier de la literie, aération des chambres et éviction des moquettes et descentes de lit), éviter les animaux domestiques (chats), ne pas tondre le gazon en période pollinique, privilégier les espèces moins allergisantes (bannir thuyas, bouleaux et cyprès). L’arrêt du tabac est également un impératif, y compris dans l’entourage en raison du tabagisme passif. Les vaccinations contre la grippe et le pneumocoque peuvent être proposées par le médecin

À quel moment consulter ?

Une prise en charge médicale par le médecin traitant et/ou le médecin spécialiste (pneumologue) est indispensable dès la première crise pour rechercher la cause, évaluer la gravité et prévenir les récidives. En cas de crise et en l’absence d’amélioration rapide sous traitement, il est urgent d’appeler le SAMU Centre 15.

Que fait le médecin ?

Le médecin pose le diagnostic d’asthme (interrogatoire, examen clinique, recherche d’autres diagnostics), propose un traitement de la crise (des bronchodilatateurs comme la Ventoline®) et surveille l’évolution de la maladie. Il sera éventuellement amené à prescrire un traitement de fond à prendre quotidiennement. Des explorations respiratoires comme la spirométrie évalueront annuellement, par exemple, la gravité de l’obstruction, et des tests allergologiques pourront être proposés pour identifier des éléments allergisants à éviter.

Comment préparer ma prochaine consultation ?

Entre deux consultations, l’asthmatique dispose d’un moyen simple pour évaluer sa capacité respiratoire : le débitmètre de pointe ou peak-flow. Simple et peu coûteux (vendu en pharmacie), le débitmètre doit être utilisé régulièrement en dehors des crises, avant/après traitement et également au moment des crises. Les valeurs mesurées sont à reporter à chaque utilisation sur un carnet et guideront le médecin.
Les valeurs normales dépendent de l’âge, du sexe et du poids (chez la femme entre 400 et 500 l/min et chez l’homme, entre 500 et 700 l/min).



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Arthrose

Arthrose

 

 

Qu’est ce que l’arthrose ?

L’arthrose correspond à la destruction progressive du cartilage des articulations (arthrose dégénérative) qui peut aller jusqu’à sa disparition. Des débris de cartilage tombent dans l’articulation et entraînent une inflammation locale plus ou moins douloureuse.

Le cartilage, avec le liquide synovial qui l’entoure, permet aux extrémités osseuses de glisser les unes sur les autres. Son altération entraîne donc une raideur des articulations voire même une ankylose (raideur douloureuse). La plupart des articulations peuvent être touchées mais l’arthrose atteint le plus souvent la colonne vertébrale, la hanche (coxarthrose), le genou (gonarthrose) et les mains.

Quelles sont les conséquences de l’arthrose ?

L’arthrose se manifeste par des poussées douloureuses ; deux ou trois par an pendant dix à vingt ans ou au contraire permanentes pendant un à deux ans. La maladie entraîne des raideurs et parfois des déformations, notamment en cas d’arthrose des mains. La maladie touche environ 65 % des personnes de plus de 65 ans mais elle n’est douloureuse et invalidante que dans 15 à 20 % des cas.

Quels sont les mécanismes de l’arthrose ?

L’altération du cartilage est le plus souvent favorisée par un excès de pressions sur l’articulation (surcharge pondérale, surmenage articulaire qui peut être lié à du sport, un loisir, une activité professionnelle…), mais un traumatisme sportif, une anomalie anatomique ou encore des maladies peuvent également favoriser l’apparition de la maladie, comme par exemple la chondrocalcinose. Il existe également un facteur héréditaire avec une prédisposition génétique.

Comment se manifeste l’arthrose ?

La douleur est le premier symptôme. Hors des poussées inflammatoires, elle est modérée et mécanique : elle augmente au cours de la journée. En revanche au cours des poussées, la douleur est vive et présente dès le matin, avec une gêne persistante. Des douleurs nocturnes peuvent également survenir. Parfois, l’inflammation peut entraîner un gonflement et/ou une rougeur au niveau de l’articulation.

Avec quoi ne pas confondre ?

Les douleurs articulaires peuvent être liées à une arthrite. Il en existe plusieurs formes : inflammatoire, infectieuse, par cristaux (la goutte)… Une arthrite très inflammatoire est une urgence médicale en raison de l’intensité de la destruction de l’articulation.

Y a-t-il une prévention possible ?

En partie oui. Préserver ses articulations en limitant l’excès de pression. Maigrir s’il y a surpoids, notamment contre l’arthrose du genou. Rester actif car l’exercice régulier et modéré est bénéfique au cartilage. Lors des poussées douloureuses, il faut ménager les articulations ; éviter de porter des objets lourds, de rester debout longtemps, utiliser une canne. Des séances de kinésithérapie, hors des poussées douloureuses, sont utiles pour apprendre l’hygiène articulaire.

À quel moment consulter ?

Dès que vous ressentez des douleurs articulaires, parlez-en à votre médecin pour établir un diagnostic précis et entamer un traitement si nécessaire. Cela permet de préserver plus longtemps votre articulation.

Comment préparer la consultation avec le médecin ?

Faites le point sur le nombre de poussées douloureuses au cours des derniers mois et l’efficacité des médicaments que vous avez pris (automédication). Réfléchissez également au contexte d’apparition de votre douleur (port de charge, activité physique, aucune raison apparente…). Enfin, évaluez votre niveau d’activité physique.

Que fait le médecin ?

Le médecin traitant établit le diagnostic ferme d’arthrose. Il peut prescrire une radiographie qui montre une diminution de l’interligne articulaire c’est-à-dire de l’espace articulaire, liée à l’amincissement du cartilage.

Hors des poussées inflammatoires, un traitement antalgique de base est destiné à maîtriser la douleur pour préserver la mobilité et l’autonomie des patients. Le paracétamol est recommandé en première intention à des doses de 3 g maximum par jour. Il existe également des antiinflammatoires non stéroïdiens (AINS) par voie orale ou topique (locale) ou encore des antalgiques opiacés en cas de douleur rebelle.

Lors de poussées douloureuses fortes, il faut ménager l’articulation douloureuse en évitant de trop la solliciter. Des infiltrations locales de corticoïdes peuvent être prescrites. Leur efficacité dure en général un à deux mois. Dans certains cas, un lavage articulaire permet d’éliminer les débris de cartilage tombés dans l’articulation.
En traitement de fond, des médicaments antiarthrosiques contribuent à préserver la structure du cartilage mais leur efficacité est modérée. Ils ont également une action antalgique qui apparaît environ deux mois après le début du traitement. Enfin, un gel peut être injecté dans l’articulation pour la lubrifier, il s’agit de la viscosupplémentation.

En dernier recours, en cas d’arthrose de la hanche et du genou, il existe des articulations artificielles (prothèses). Cela nécessite une intervention chirurgicale : l’arthroplastie. Une prise en charge précoce et efficace peut éviter d’en arriver à ce stade, ou retarder le moment où l’on sera dans la nécessité d’y recourir pour garder son autonomie.

 

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Astigmatisme

Astigmatisme

 

 

De quoi parle-t-on ? De quoi s’agit-il ?

La lumière pénètre à l’intérieur de l’œil grâce notamment à la cornée, membrane située à sa surface. L’astigmatisme correspond à une anomalie de cette cornée, qui au lieu d’être parfaitement arrondie (par exemple comme une balle de ping-pong coupée en deux), est ovale (comme le dos d’une cuillère à café). La conséquence est une distorsion de la lumière qui pénètre à l’intérieur de l’œil et diffuse de manière anormale (distorsion visuelle) : les rayons lumineux qui pénètrent dans l’œil sont nets dans une direction mais brouillés dans une autre. Ce trouble de la diffusion de la lumière est appelé par les médecins trouble de la réfraction.

Quels sont les risques et les enjeux sanitaires ?

Aucune cause d'astigmatisme n’est connue, mais cette maladie peut être héréditaire. Certaines causes sont évoquées, comme une position incorrecte ou la répétition de travaux en vision de près.
Aucune cornée n’étant parfaitement ronde, on considère que chaque individu présente un astigmatisme a minima. L’astigmatisme est très souvent associé à d’autres troubles comme une myopie ou une hypermétropie.

Quels sont les mécanismes ?

Dans un œil normal avec une cornée parfaitement lisse et sphérique (même courbure dans toutes les directions), les rayons lumineux traversent et sont dirigés en un seul point à la surface de la rétine.
En cas d’astigmatisme la cornée n’est pas parfaitement sphérique, et ce défaut de courbure fait dévier les rayons lumineux non pas en un seul point mais en plusieurs points sur la rétine. L’image interprétée par le cerveau est donc distordue.
En fonction de la projection des points lumineux par rapport à la rétine, on parle d’une part d’astigmatisme hypermétropique (la focale est derrière la rétine) ou myopique (la focale est devant la rétine), et d’autre part d’astigmatisme simple (la courbure de la cornée n'est déformée que suivant un axe), composé (la courbure de la cornée est déformée suivant 2 axes) ou mixte (une focale est en avant de la rétine et l'autre en arrière).

Comment cela se manifeste-t-il ?

Les symptômes de l’astigmatisme sont généralement peu importants. Il se manifeste par une déformation des objets et parfois une fatigue oculaire (avec rougeur et maux de têtes).
Ces signes se majorent lors d’un effort visuel prolongé, qu’il soit en vision de près ou de loin. Plus rarement, l’astigmate peut voir double avec l’œil atteint ; on parle alors de diplopie monoculaire.

Avec quoi ne faut-il pas confondre ?

Il ne faut pas confondre avec les autres anomalies de réfraction liées à la forme de l’œil, dont les principales sont :

  • la myopie (œil trop convergent pour sa longueur ou trop long pour sa puissance, avec une image de l’objet observé qui se forme en avant de la rétine) : bonne vision de près mais pas de loin ;
  • l’hypermétropie (œil pas assez convergent pour sa longueur ou trop court pour sa puissance, avec une image qui se forme en arrière de la rétine) : bonne vision de loin mais pas de près ;
  • la presbytie (perte du pouvoir d’accommodation, c’est-à-dire du pouvoir de convergence de l’œil, liée à l’âge) : les objets rapprochés sont flous, obligeant à les éloigner.

Y a-t-il une prévention possible ?

Même si certaines causes ont été évoquées (position incorrecte, répétition de travaux en vision de près…), aucune prévention n’est efficace dans l’astigmatisme. La seule prévention est le repérage précoce des troubles visuels. En cas de vision floue, de fatigue visuelle voire de migraines ou maux de têtes, un contrôle ophtalmologique s’impose.

À quel moment consulter ?

En cas de symptômes ou de fatigue visuels, un examen ophtalmologique permet de dépister les troubles de l’acuité visuelle et de la réfraction, dont l’astigmatisme.
En revanche, en cas de symptômes comme l’apparition d’un halo, de différences d'intensité ou encore de points scintillants, il est nécessaire de consulter en urgence car ils évoquent d'autres pathologies (glaucome, cataracte, anomalie de la rétine…).

Que fait le médecin ?

Le médecin ophtalmologiste confirme le diagnostic d’astigmatisme. Il peut mesurer la valeur et l’axe de l’astigmatisme grâce à plusieurs appareils (ophtalmomètre de Javal, skiascopie et aujourd’hui utilisation de réfractomètres automatiques).

Il prescrit si nécessaire une correction par le port de lunettes ou de lentilles de contact, voire par un traitement chirurgical définitif.

Les lunettes et les lentilles de contact sont équipées d'un composant supplémentaire appelé lentille torique, dont la fonction est de réfracter la lumière et de contrebalancer les effets de l'astigmatisme.

La chirurgie réfractive corrige l’astigmatisme en abrasant (photoablation) en surface la cornée (kératotomie au laser Excimer). Une fine partie de la cornée est enlevée, pour lui redonner une forme sphérique et lui permettre de réfracter la lumière correctement.
Cette chirurgie de l’astigmatisme est souvent réservée aux forts astigmatismes et/ou en cas d’association à une myopie.

Comment préparer ma prochaine consultation ?

Il est important de préciser dans quelles circonstances vos troubles de la vision apparaissent : fin de journée, lecture de près… Ces indications guideront le médecin ophtalmologiste dans ses examens. Compte tenu des délais de rendez-vous, anticipez et n’attendez pas que les troubles s’aggravent pour consulter.


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Asthme de l’enfant

Asthme de l’enfant

L'asthme de l'enfant : de quoi parle-t-on ?

L’asthme est une maladie respiratoire chronique qui touche les bronches et se manifeste par des difficultés à respirer, exacerbées lors des crises d’asthme. L’asthme est en fait une maladie chronique inflammatoire des bronches dont le diamètre se rétrécit, gênant ainsi le passage de l’air et la respiration. Cette obstruction bronchique est liée à trois phénomènes qui s’autoentretiennent : la contraction des muscles autour des bronches (on parle de bronchospasme), l’œdème de la paroi et enfin l’hypersécrétion de mucus.

Quels sont les risques et les enjeux sanitaires de l'asthme ?

L’asthme est une maladie fréquente et touche en France près de 10 % des enfants (Haute Autorité de Santé). Cette pathologie est potentiellement grave, retentit sur la qualité de vie et l’épanouissement de l’enfant mais aussi sur la fonction respiratoire. L’asthme de l’enfant est une des premières causes de consultation aux urgences pédiatriques, avec un taux de 5 à 6 %, pouvant atteindre plus de 20 % en automne et en hiver (Marguet C, Groupe de Recherche sur les Avancées en PneumoPédiatrie. Prise en charge de la crise d’asthme de l’enfant (nourrisson inclus). Recommandations de la Société pédiatrique française de pneumologie et d’allergologie. Rev Mal Respir 2007 ; 24 : 427-439). Une meilleure prise en charge individuelle de l’asthme permet de prévenir les crises et de les traiter efficacement.

Quels sont les mécanismes de l'asthme ?

La principale cause de l’asthme est une hypersensibilité des bronches souvent d’origine allergique (pollens, moisissures, acariens…), dont la conséquence est la contraction brutale et le spasme des muscles. Le terrain familial joue aussi un rôle important. D’autres circonstances représentent des facteurs déclenchants de crises d’asthme comme les infections, le froid, le stress, les efforts ou encore l’inhalation d’irritants (dont le tabagisme passif).

Comment se manifeste l'asthme de l'enfant ?

Les symptômes de la crise d’asthme sont la difficulté à respirer, l’oppression thoracique, des sifflements lors de la respiration mais aussi la toux. La survenue d’épisodes de toux au rire, à l’excitation, à l’effort, est un des symptômes de l’asthme. Ces manifestations sont volontiers nocturnes, cèdent spontanément ou sous l’effet du traitement. Avant l’âge de 2 ans, le diagnostic est difficile : il faut savoir y penser devant des difficultés alimentaires (vomissements, fausse-route…).

Le plus souvent, la crise est réversible sous traitement, mais certains critères de gravité doivent être recherchés et imposent l’appel aux secours médicalisés urgents (SAMU Centre 15) : difficulté à parler, respiration superficielle très rapide ou au contraire très lente par épuisement, coloration bleutée des lèvres (cyanose), inefficacité du traitement…

Avec quoi ne faut-il pas confondre ?

Le diagnostic d’asthme est posé après des explorations et un bilan approfondis. Les symptômes comme la toux nocturne chez un enfant peuvent évoquer également un reflux gastroœsophagien. Il faut savoir penser à un corps étranger inhalé et passé inaperçu mais aussi à la mucoviscidose (test à la sueur).

Y a-t-il une prévention possible ?

Des règles d’hygiène de vie simples peuvent améliorer le quotidien de l’asthmatique. L’allergie jouant un rôle majeur dans l’asthme, il convient d’éliminer les substances susceptibles de déclencher les crises : limiter les allergènes de la maison (housses en plastique antiacarien pour matelas et oreillers, lavage régulier de la literie, aération des chambres et éviction des moquettes et descentes de lit), éviter les animaux domestiques (chats), retrait de la crèche au moins pendant la période automno-hivernale si possible. L’arrêt du tabac dans l’entourage en raison du tabagisme passif est un impératif.


La mise en place d’un projet d’accueil individualisé (PAI) permet d’accueillir les enfants asthmatiques à l’école et de vivre le temps périscolaire en toute sécurité ; il est élaboré avec le médecin traitant, le médecin scolaire, à la demande de la famille auprès du directeur de l’établissement scolaire (ministère de l’Éducation nationale. Accueil en collectivité des enfants et des adolescents atteints de troubles de la santé évoluant sur une longue période. Bulletin Officiel. Circulaire n° 2003-135 du 8-9-2003).
À quel moment consulter ?

Toute crise qui ne répond pas dans l’heure au traitement nécessite un avis médical urgent (SAMU Centre 15). Il en va de même de toute crise inhabituelle (facteur déclenchant, symptômes, rapidité de survenue…).

Que fait le médecin ?

Le médecin pose le diagnostic d’asthme (interrogatoire, examen clinique, recherche d’autres diagnostics), propose un traitement de la crise (des bronchodilatateurs comme la Ventoline®, administrés en chambre d’inhalation tant que l’enfant ne peut gérer la coordination main-bouche) et surveille l’évolution de la maladie. Il sera éventuellement amené à prescrire un traitement de fond à prendre quotidiennement. Le médecin proposera des explorations respiratoires comme la spirométrie qui évalueront annuellement, par exemple, la gravité de l’obstruction et des tests allergologiques pourront être pratiqués pour identifier des éléments allergisants à éviter. Des facteurs aggravants comme un reflux gastroœsophagien ou une infection ORL seront également recherchés.

Le médecin élabore ensuite avec les parents un plan d’actions de gestion de la crise d’asthme : quand et comment augmenter le traitement ? Pour combien de temps ? Quand demander une aide médicale ?

Comment préparer ma prochaine consultation ?

Entre deux consultations, l’enfant asthmatique peut mesurer son souffle pour évaluer sa capacité respiratoire : il s’agit du débitmètre de pointe ou peak-flow. Simple et peu coûteux (vendu en pharmacie), le débitmètre doit être utilisé régulièrement en dehors des crises, avant/après traitement et également au moment des crises. Les valeurs mesurées sont à reporter à chaque utilisation sur un carnet et guideront le médecin.
Les valeurs normales dépendent de l’âge, de la taille et du poids de l’enfant.



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Angine virale

Angine virale

 

 

Angine virale : de quoi s’agit-il ?

L’angine est une inflammation banale et fréquente des amygdales (on parle aussi d’amygdalite) responsable de douleurs à la déglutition. 50 à 90 % des angines sont virales. L’angine virale est provoquée par des virus, en général les mêmes que ceux du rhume ou des infections hivernales.

Les antibiotiques sont inefficaces sur le virus ; de plus, ils ne permettent pas de prévenir les surinfections bactériennes ou d’accélérer la guérison.

Quels sont les risques et les enjeux sanitaires ?

9 millions d’angines sont diagnostiquées chaque année en France et jusqu’à 90 % de ces angines aiguës sont d’origine virale, notamment chez l’adulte, mais aussi chez le nourrisson et l’enfant de moins de 3 ans.
Elles n’exposent pas à des complications, contrairement à l’angine à streptocoque.
8 millions d’antibiotiques sont pourtant prescrits chaque année.

Quels sont les mécanismes ?

Les virus en cause sont des adénovirus, virus influenza, virus respiratoire syncytial ou virus para-influenza ; ils ont un tropisme particulier pour la sphère ORL (nez, gorge et oreille) et sont donc responsables d’angines, mais aussi de rhinopharyngites ou autres bronchites hivernales qui évoluent par épidémies.

Plus rarement, le virus d’Epstein-Barr (EBV) est en cause et provoque une mononucléose infectieuse.


Comment cela se manifeste-t-il ?

Comme toutes les angines, la douleur à la déglutition est présente. Des ganglions sensibles sous le cou et le menton accompagnent fréquemment l’angine.

Les signes suivants sont très en faveur d’une origine virale :
– l’absence de fièvre (ou fièvre peu élevée) ;
– le début progressif ;
– l’existence d’une toux, d’un enrouement, du nez qui coule, d’une conjonctivite, d’une diarrhée ;
– les courbatures.

Avec quoi ne faut-il pas confondre ?

Il ne faut pas confondre angine virale et angine bactérienne. L’angine virale ne présente pas de danger ou de complications et ne nécessite donc pas d’antibiotiques. A contrario, l’angine bactérienne à streptocoque nécessite un traitement antibiotique pour prévenir les complications (rénales et cardiaques essentiellement).

Dans de rares cas, l’angine virale signe une mononucléose infectieuse avec une grande fatigue pendant plusieurs semaines. Une prise de sang (MNI-test) permet d’en faire le diagnostic.

Y a-t-il une prévention possible ?

Les angines virales sont contagieuses ; il faut donc éviter d’échanger les verres et couverts, d’embrasser les enfants et mieux vaut se laver les mains fréquemment et avoir une hygiène correcte.

Le port d’un masque type chirurgical permet de protéger son entourage des gouttelettes de salives projetées. De même, mieux vaut éviter de s’approcher à moins d’un mètre d’une personne contaminée.

À quel moment consulter ?

Une douleur à la déglutition, associée à de la fièvre, doit motiver une consultation avec un médecin pour éliminer une origine bactérienne et réaliser un test de diagnostic rapide (TDR). Ce TDR sera négatif en cas d’origine virale et dispense ainsi de la prescription d’antibiotiques.

Que fait le médecin ?

La consultation médicale comporte un examen général et un examen de la gorge avec une lampe et un abaisse-langue. Le classique « dites A » permet au médecin de mieux voir la gorge. L’aspect peut être rouge ou parsemé de points blancs (on parle d’angine érythématopultacée ou d‘angine blanche) et rien ne permet de faire la distinction entre l’origine virale ou bactérienne. La palpation de la région cervicale met en évidence des ganglions.

L’examen clé est le test de diagnostic rapide. Ce test, simple et indolore, consiste à réaliser un prélèvement du fond de la gorge et à le déposer sur un réactif ; le tout dure moins de 5 minutes et permet de dire si l’angine est streptococcique ou non. Si le test est négatif, le traitement symptomatique suffit : antalgiques contre la douleur, antipyrétiques contre la fièvre et collutoires locaux. Si le test est positif, un traitement antibiotique sera prescrit. Le TDR évite donc des prescriptions antibiotiques inutiles.

Comment préparer ma prochaine consultation ?

Une angine virale peut durer plusieurs jours. Le seul traitement efficace est symptomatique (contre la fièvre et la douleur) ; prendre des antibiotiques en « automédication » n’accélèrerait pas la guérison et risquerait au contraire de sélectionner des germes. En revanche, en cas de persistance de la fièvre au-delà de 8 jours, une nouvelle consultation s’impose.




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Anévrisme de l’aorte abdominale

Anévrisme de l’aorte abdominale

 

Anévrisme de l’aorte abdominale : de quoi s’agit-il ?

L’aorte est la plus grosse artère du corps humain. L’anévrisme de l’aorte abdominale (ou AAA) est une dilatation d’une partie de cette artère, due à une faiblesse de la paroi. Le risque est la rupture avec un décès quasi certain.

On distingue en fait deux types d’anévrismes : les anévrismes « vrais » avec un élargissement de l’aorte et les « faux » anévrismes représentés par une poche anévrismale (comme un sac appendu à l’aorte).

Quels sont les risques et les enjeux sanitaires d'un anévrisme de l’aorte abdominale ?

Chaque année, on découvre 200 000 nouveaux cas anévrismes de l’aorte abdominale. L’athérome est la cause principale des anévrismes de l’aorte abdominale, représentant 95 % des cas. L’anévrisme de l’aorte abdominale s’intègre donc dans le cadre des maladies cardio-vasculaires et touche principalement une population de plus de 60 ans.

D’autres causes sont plus rares comme la syphilis, les anomalies congénitales du tissu élastique (maladie de Marfan) ou les infections. Le risque est représenté par la rupture ; ce risque est estimé à près de 20 % en cas d’anévrisme d’un diamètre supérieur à 7 cm.

Quels sont les mécanismes de l'anévrisme de l’aorte abdominale ?

Hypertension artérielle (HTA) et athérome modifient la résistance de la paroi aortique : l’affaiblissement conduit à une distension lente et progressive de l’aorte.

Cette distension est inéluctable : la tension de la paroi de l’artère est en effet proportionnelle à son rayon et à la pression artérielle (loi de Laplace).

L’HTA est donc un facteur aggravant de l’anévrisme de l’aorte abdominale.

Comment se manifeste un anévrisme de l’aorte abdominale ?

La majorité des anévrismes de l’aorte abdominale ne donnent aucun symptôme. Sinon, la douleur est le signe le plus fréquent : elle peut être située dans le ventre, le dos ou même la poitrine. La douleur ressentie n’est pas spécifique : il peut s’agir d’une pesanteur ou parfois de douleurs paroxystiques. Chez certains patients, une masse pulsatile est ressentie dans l’abdomen.

Des troubles digestifs comme une constipation, des vomissements sont également possibles.
Il est à noter que la douleur chez un patient porteur d’un anévrisme de l’aorte abdominale est un signe inquiétant qu’il ne faut pas négliger (risque de fissuration de l’anévrisme).

Enfin, un anévrisme peut être découvert au stade de complication, notamment de rupture avec une hémorragie interne gravissime.

Avec quoi ne faut-il pas confondre l'anévrisme de l’aorte abdominale ?

Toute masse abdominale n’est pas un anévrisme, même si elle est pulsatile. Les sujets maigres et/ou présentant une lésion au contact de l’aorte, peuvent donner l’impression d’un anévrisme de l’aorte abdominale. Par ailleurs, l’aorte peut être naturellement augmentée de diamètre dans le cadre de la dolichoméga-aorte.

L’anévrisme cérébral est aussi une dilatation artérielle, mais située sur une des artères irriguant le cerveau. Il s’agit le plus souvent d’une malformation, responsable de ruptures d’anévrismes parfois mortelles.

Y a-t-il une prévention possible à l'anévrisme de l’aorte abdominale ?

Aucune prévention spécifique n’existe en matière d’anévrisme de l’aorte abdominale. Néanmoins, comme pour toute maladie du système cardio-vasculaire, des modifications du mode de vie sont nécessaires : sevrage tabagique, activité physique régulière et mesures diététiques.

Le contrôle de la tension artérielle est particulièrement important et l’observance des traitements médicamenteux doit être exemplaire pour limiter les conséquences d’une augmentation de pression sur l’anévrisme.

Anévrisme de l’aorte abdominale : à quel moment consulter ?

En cas de doute sur une masse pulsatile que vous avez ressentie et/ou de douleurs abdominales, il est important de consulter votre médecin qui pourra vous prescrire une échographie pour confirmer ou infirmer le diagnostic.

Chez un patient porteur connu d’un anévrisme de l’aorte, toute douleur nouvelle peut traduire une fissuration. Un appel au SAMU Centre 15 est alors impératif en précisant bien les antécédents.

Que fait le médecin face à un anévrisme de l’aorte abdominale ?

L’anévrisme de l’aorte abdominale est parfois découvert lors de l’examen clinique de routine (palpation abdominale).
Le diagnostic d’anévrisme de l’aorte abdominale sera ainsi fortement suspecté devant une masse abdominale volumineuse, située vers la gauche et battante.

L’auscultation peut mettre en évidence un souffle traduisant les turbulences du sang au niveau de l’anévrisme.
Dans tous les cas, des examens médicaux confirment ou infirment le diagnostic : il s’agit de l’échographie et du scanner. Ces deux examens permettent de préciser la taille et le siège de l’anévrisme.

Taille et emplacement de l’anévrisme de l’aorte abdominale déterminent la stratégie thérapeutique. De la simple surveillance avec des contrôles réguliers par échographie à l’intervention chirurgicale de remplacement de la portion de l’aorte atteinte, en passant par des prothèses à l’intérieur de l’artère, différentes options sont possibles. Elles dépendent aussi de l’âge et de l’état général du patient. Le médecin traitant et le chirurgien vasculaire vous les expliqueront.

Comment préparer ma prochaine consultation ?

Des contrôles réguliers assurent la surveillance de l’anévrisme. Classiquement, la surveillance concerne les anévrismes de l’aorte abdominale de moins de 5 cm. Tout signe nouveau, en particulier la douleur, impose une consultation en urgence.


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Alzheimer (maladie d')

Alzheimer (maladie d')

Maladie d'Alzheimer : de quoi parle-t-on ?

La maladie d’Alzheimer a été décrite pour la première fois il y a plus de 100 ans. La maladie d’Alzheimer, étroitement liée au vieillissement et à l’allongement de la durée moyenne de vie, se caractérise par la perte progressive de la mémoire et des fonctions cognitives, et s’accompagne de troubles du comportement.

Quels sont les risques et les enjeux sanitaires de la maladie d'Alzheimer ?


Près de 350 000 personnes bénéficient d’une prise en charge pour la maladie d’Alzheimer et les maladies apparentées. Cette affection devrait continuer à progresser dans les prochaines années du fait de l’allongement de l’espérance de vie : la maladie d’Alzheimer a été décidée « grande cause nationale » en 2007. Un plan gouvernemental « Alzheimer 2008-2012 » est en cours pour renforcer la recherche sur la maladie et améliorer la prise en charge des patients.

Quels sont les mécanismes de la maladie d'Alzheimer ?


La maladie d’Alzheimer a une origine inconnue. Le cerveau des patients atteints par la maladie présente des plaques séniles et de dégénérescence. Liée au vieillissement, la maladie d’Alzheimer peut être d’apparition plus précoce, avec environ 10 000 nouveaux malades chaque année âgés de moins de 60 ans.
Des traumatismes répétés sur la tête (boxeurs…), de même que certaines maladies (hypertension, diabète…) pourraient jouer un rôle dans l’apparition de la maladie d’Alzheimer.

Comment se manifeste la maladie d'Alzheimer ?


L’évolution diffère d’un patient à un autre mais elle est marquée par une aggravation des troubles au fil du temps. D’abord discrète et touchant uniquement la mémoire immédiate des faits récents, la perte de mémoire se fait plus marquée. Les facultés de jugement et de raisonnement se détériorent. Des troubles du langage apparaissent dans un second temps, avec des difficultés à effectuer les gestes élaborés puis les gestes simples. Avec les troubles de l’orientation (dans le temps et dans l’espace), la non-reconnaissance des personnes proches, le maintien à domicile devient difficile, d’autant que troubles de l’humeur et du comportement rendent les relations difficiles pour l’entourage.
L’ensemble de ces symptômes a un retentissement général, avec des troubles alimentaires qui engendrent un amaigrissement parfois important. A terme, la dépendance est totale jusqu’au décès du patient.

Avec quoi ne faut-il pas confondre la maladie d'Alzheimer ?


Seul un examen du cerveau lors d’une autopsie permet de faire le diagnostic certain de la maladie d’Alzheimer. Dès lors, toute la démarche médicale consiste à éliminer d’autres pathologies aux symptômes proches, certaines étant curables (dépression, accident vasculaire cérébral, effets d’un médicament…).

Y a-t-il une prévention possible ?


La seule prévention possible est celle permettant de limiter l’évolution. Le soutien psychologique et psychocomportemental fait partie intégrante du traitement, avec des exercices de mémoire et de socialisation à renouveler au domicile du patient avec l’entourage.
Des séances de kinésithérapie permettent de mobiliser les patients les plus atteints. La maison pouvant rapidement devenir un danger, il convient de prévenir les accidents domestiques : étiqueter portes, tiroirs et meubles pour identifier et retrouver facilement leur contenu ; faire accompagner la malade pour ses déplacements (ou bracelet avec nom et adresse) ; s’assurer que l’environnement immédiat présente peu de danger.
Des petits « trucs » facilitent la communication, comme par exemple laisser au malade des photos de sa maison, de sa rue et de ses proches avec les noms indiqués au verso.


À quel moment consulter ?


Une prise en charge précoce permet d’améliorer les conditions de vie des patients et de leur entourage. Des Consultations Mémoire sont mises en place dans les hôpitaux (360 consultations en place actuellement). Elles permettent un dépistage de la maladie, par exemple devant des troubles de mémoire, et rassurent les patients et les familles en cas de troubles bénins.

Que fait le médecin ?


Le diagnostic de la maladie d’Alzheimer peut prendre du temps, car aucun examen ne permet de l’affirmer avec certitude. Les examens pratiqués (scanner, IRM, prises de sang…) sont utiles pour éliminer les autres causes.
Une fois le diagnostic confirmé, la prise en charge est multidisciplinaire (médecin traitant, neurologue, assistante sociale…) avec un objectif prioritaire : maintenir le malade à domicile le plus longtemps possible dans de bonnes conditions. De nombreuses aides existent et facilitent ce maintien, tout en soulageant les familles qui en assument la charge.

La maladie d’Alzheimer fait partie de la liste des affections de longue durée (ALD), dont le coût des soins et des traitements est pris en charge à 100% du tarif de la Sécurité sociale par l’Assurance Maladie.
Les médicaments disponibles aujourd’hui ne guérissent pas la maladie d’Alzheimer mais freinent son évolution. Ils aident à lutter contre l’agitation, la dépression, les hallucinations...

Comment préparer ma prochaine consultation ?


Notez sur un carnet à porter toujours sur soi, les rendez-vous ou les tâches à accomplir chaque jour : cela aide le quotidien et permet aussi de repérer des événements à signaler au médecin. Le médecin traitant devient un partenaire, chargé de coordonner la prise en charge.





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