Adhérences péritonéales

Les adhérences péritonéales : de quoi parle-t-on ? Les adhérences péritonéales (ou post-opératoires) sont la complication la plus fréquente de la chirurgie abdominale et surtout gynécologique. Ces cordages fibreux, appelés « brides » par les chirurgiens, se forment à partir du péritoine, trois à cinq jours après l’intervention chirurgicale. Leur apparition se fait de manière imprévisible n’importe où dans le ventre. Formant un obstacle imprévu par la nature, ces adhérences peuvent gêner ou étrangler inopinément les viscères, principalement l’intestin grêle. Tout patient opéré doit être informé de leur possible survenue.

Acné chez la femme adulte

Acné : de quoi s’agit-il ? L'acné dite vulgaire est une hypersécrétion des glandes sébacées associée à une obstruction des pores de la peau par les cellules cutanées. Elle se manifeste donc où la peau est la plus grasse, le visage (front, nez, menton mais elle peut s'étendre à toute la face), le haut du dos et des épaules. Le sébum produit en excès ne s’éliminant plus il forme des microkystes ("points blancs") lorsque le pore est totalement fermé, ou des comédons (les "points noirs") lorsqu'il est partiellement ouvert et que le sébum s’oxyde (noircit) au contact de l'air. L’inflammation se produit spontanément ou par la manipulation des microkystes, qui deviennent alors des boutons rouges (papules), parfois purulents (pustules). Le principal germe responsable de cette inflammation est une bactérie, Propionibacterium acnes. La croûte des pustules laisse souvent place à des cicatrices plus ou moins profondes et étendues.

Ampoules cutanées

Les ampoules cutanées : de quoi s’agit-il ? Les ampoules cutanées apparaissent spontanément lorsqu’il y a frottement important et répété de l’épiderme. Les ampoules naissent d’une réaction des cellules à cette friction par cisaillement qui agit comme une brûlure : la couche superficielle de la peau se décolle jusqu’à former une cloque au sein de laquelle suinte un liquide clair, une sérosité. L’ampoule équivaut à un deuxième degré de brûlure (caractérisé par les cloques).

Angine à Streptocoque

L'angine à streptocoque : de quoi s’agit-il ? L’angine est une inflammation banale et fréquente des amygdales (on parle aussi d’amygdalite) responsable de douleurs à la déglutition. La plupart des angines sont d’origine virale mais une origine bactérienne doit particulièrement être redoutée en raison des complications possibles : il s’agit de l’angine à streptocoque. Les complications sont potentiellement graves, avec le rhumatisme articulaire aigu (RAA), une atteinte rénale (glomérulonéphrite aiguë) et cardiaque, mais elles sont prévenues par le traitement antibiotique.

Athérosclérose

L'athérosclérose : de quoi s’agit-il ? L’athérosclérose correspond à des remaniements de la paroi des artères de moyen et gros calibres. La paroi des artères voit s’accumuler lipides, glucides, tissu fibreux et autres dépôts. L’athérosclérose n’est pas une maladie mais un phénomène évolutif qui aboutit à des maladies, notamment cardio-vasculaires. La paroi interne de l’artère est profondément modifiée, aboutissant à des thromboses — l’artère se bouche — ou des ruptures de plaques qui viennent obstruer d’autres artères. Infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral, ischémie des membres sont autant de conséquences qui peuvent être mortelles.

mardi 15 mars 2011

Angine à Streptocoque

Angine à Streptocoque


L'angine à streptocoque : de quoi s’agit-il ?

L’angine est une inflammation banale et fréquente des amygdales (on parle aussi d’amygdalite) responsable de douleurs à la déglutition. La plupart des angines sont d’origine virale mais une origine bactérienne doit particulièrement être redoutée en raison des complications possibles : il s’agit de l’angine à streptocoque.

Les complications sont potentiellement graves, avec le rhumatisme articulaire aigu (RAA), une atteinte rénale (glomérulonéphrite aiguë) et cardiaque, mais elles sont prévenues par le traitement antibiotique.

Quels sont les risques et les enjeux sanitaires ?

Tout l’enjeu des angines à streptocoque est de les dépister (par un test de diagnostic rapide ou TDR) et de les traiter précocement pour éviter les complications. Le streptocoque bêta-hémolytique du groupe A (SGA), la bactérie en cause, ne représente qu’une minorité des angines. Sur les 9 millions d’angines diagnostiquées chaque année en France, 50 à 90 % des angines aiguës sont d’origine virale et seules 10 à 25 % des angines de l’adulte ont pour origine le streptocoque bêta-hémolytique.
Le pic de fréquence se situe chez l’enfant entre 5 et 15 ans.

Quels sont les mécanismes ?

Le streptocoque bêta-hémolytique a une affinité particulière pour les articulations, les valves cardiaques ou le rein. En passant dans le sang, il va pouvoir engendrer des complications à distance de l’angine et de la gorge.

Avec quoi ne faut-il pas confondre ?
Il ne faut pas confondre angine virale et bactérienne. L’angine virale ne présente pas de danger ou de complications et ne nécessite donc pas d’antibiotiques. Sur les 8 millions d’antibiotiques prescrits chaque année, beaucoup pourraient être évités. Par ailleurs, des causes rares d’angine existent, comme la diphtérie.

En termes de vocabulaire, il ne faut pas confondre avec le mot « angine de poitrine ». L’angine de poitrine est une manifestation cardiaque. L’angine de poitrine ou angor est une maladie cardio-vasculaire proche de l’infarctus, causée par un rétrécissement des artères coronaires qui irriguent le cœur.

À quel moment consulter ?

Une douleur à la déglutition associée à de la fièvre, doit motiver une consultation avec un médecin pour éliminer une origine bactérienne. De plus, les patients fragiles (autres maladies cardiaques, pulmonaires, immunodépression…) doivent consulter rapidement pour prévenir l’apparition de complications plus fréquentes.

Y a-t-il une prévention possible ?

Les angines, virales ou bactériennes, sont contagieuses ; il faut donc éviter d’échanger les verres et couverts, d’embrasser les enfants et mieux vaut se laver les mains fréquemment et avoir une hygiène correcte.
La prévention des complications (rénales, cardiaques ou autres) passe par la détection de l’origine streptococcique (consultation médicale et test diagnostique) et par les antibiotiques (dont la durée de prise sera scrupuleusement respectée).

À quel moment consulter ?
Une douleur à la déglutition associée à de la fièvre, doit motiver une consultation avec un médecin pour éliminer une origine bactérienne. De plus, les patients fragiles (autres maladies cardiaques, pulmonaires, immunodépression…) doivent consulter rapidement pour prévenir l’apparition de complications plus fréquentes.

Que fait le médecin en cas d'angine à streptocoque ?

La consultation médicale comporte un examen général et un examen de la gorge avec une lampe et un abaisse-langue. Le classique « dites A » permet au médecin de mieux voir la gorge.
L’aspect peut être rouge ou parsemé de points blancs (on parle d’angine érythématopultacée ou d‘angine blanche).
La palpation de la région cervicale met en évidence des ganglions.

L’examen clé est le test de diagnostic rapide (TDR). Ce test, simple et indolore, consiste à réaliser un prélèvement du fond de la gorge et à le déposer sur un réactif ; le tout dure moins de 5 minutes et permet de dire si l’angine est streptococcique ou non. Si le test est négatif, le traitement symptomatique suffit : antalgiques contre la douleur, antipyrétiques contre la fièvre et collutoires locaux. Si le test est positif, un traitement antibiotique sera prescrit.
Le TDR évite donc des prescriptions antibiotiques inutiles.

Comment préparer ma prochaine consultation ?

Le traitement prescrit par le médecin a pour objectif d’éradiquer le germe. Il faut le suivre dans le respect de la posologie et de la durée, au risque de voir l’angine récidiver ou devenir chronique.



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Anorexie mentale

Anorexie mentale

L’anorexie mentale : de quoi s’agit-il ?

L’anorexie mentale est un trouble du comportement alimentaire qui consiste à limiter volontairement sa nourriture par peur de prendre du poids et de grossir. Ce n’est pas une perte de l’appétit ou une diminution de la sensation de faim.
La distorsion de la perception du corps induit une spirale d’amaigrissement illimité : jusqu’à 50 % du poids normal, avec un risque mortel bien présent. Malheureusement une caractéristique de l’anorexie est le déni, qui rend très difficile la prise en charge médicale et psychologique.

Quels sont les enjeux sanitaires de l’anorexie ?

Apanage de la femme (9 cas sur 10), l’anorexie est fréquente chez l’adolescente, dans tous les milieux sociaux. Elle peut devenir chronique et se poursuivre à l’âge adulte (un tiers des cas). De nombreuses anorexiques ont une tendance boulimique, alternant privations et frénésies alimentaires.
On estime de 1 à 2 % le nombre de femmes âgées de 12 à 20 ans touchées par l’anorexie. De plus, beaucoup de jeunes femmes (20 % selon certaines enquêtes) ont tendance au jeûne et à la restriction alimentaire sans répondre à tous les critères de la maladie mentale.

Quels sont les risques de l’anorexie ?

Outre l’amaigrissement, l’anorexie mentale s’accompagne de complications physiques dues à la privation alimentaire : ostéoporose précoce qui débute 6 mois après le début de la perte de poids (40 % des adolescentes anorexiques), œsophagite (inflammation de l’œsophage due aux vomissements répétés), souffrance cardiaque à l’effort, retard de croissance, troubles sanguins, atteinte rénale et troubles métaboliques.

Cette pathologie met la vie en jeu lorsque l’indice de masse corporelle (IMC) est inférieur à 12 ou 13.
On estime à 10 % la mortalité : la moitié par tentatives de suicide, ce qui représente 15 à 20 % des patientes ; la moitié par cachexie (dénutrition sévère).

Dans un tiers des cas, lorsque l’anorexie est prise à temps, la guérison est possible avec une reprise de la vie normale. Dans un tiers des cas, les anorexiques présentent, outre leur trouble alimentaire, d’autres troubles comportementaux, comme les phobies, qui réclament une prise en charge spécifique.

Quels sont les mécanismes de l’anorexie ?

Ils sont multiples, génétiques et environnementaux. La transmission génétique est forte (autour de 70 %). L’association fréquente à d’autres troubles mentaux converge vers des anomalies touchant les échanges neuronaux. De nombreux gènes candidats sont étudiés.

Par-dessus la vulnérabilité génétique, s’imposent le contexte familial et l’environnement. D’une part l’histoire personnelle éprouve plus ou moins la personne, et la pousse ou pas hors de ses capacités d’adaptation aux événements. D’autre part, toute phase de croissance de l’individu implique un déséquilibre transitoire : interne dans l’organisme et externe avec l’environnement.

Il est plus ou moins bien surmonté en fonction des gènes activés à ce moment-là : l’adolescence est une période à risque à cause des bouleversements nombreux qui s’y produisent et révèlent les vulnérabilités sous-jacentes. L’explication psychanalytique évoque un conflit avec la mère, auquel la jeune fille répond par un refus volontaire de s’alimenter. Ce trouble de la relation mère-enfant et de la dualité amour-nourriture serait davantage la conséquence que la cause d’un développement psychique perturbé chez les filles (voire chez la mère qui peut être une ancienne anorexique/boulimique).

Quels sont les symptômes de l’anorexie mentale ?

Le trouble du comportement alimentaire est longtemps caché habilement par la patiente. Elle peut se faire vomir après un repas ou utiliser des laxatifs (médicaments destinés à accélérer le transit intestinal), des coupe-faim, des hormones thyroïdiennes et des amphétamines.

Quand la maigreur est manifeste, il est plus facile d’évoquer le diagnostic. L’alternance de périodes d’anorexie et de boulimie est fréquente mais pas immédiatement évocatrice.

L’absence ou disparition des règles (aménorrhée) quelques mois après la restriction alimentaire est un bon indicateur, car toujours présente. Elle s’associe à un refus de la sexualité (et de la féminité).
En contrepartie, on note une hyperactivité avec hyperinvestissement intellectuel, et dans 10 % des cas environ une addiction (drogue, médicaments, tabac, alcool). L’appauvrissement des relations sociales s’associe aux troubles de l’humeur (anxiété et dépression) et du sommeil.
 
Y a-t-il une prévention possible de l’anorexie ?

Il n’y en a pas pour l’instant. Cependant, on peut dépister précocement les premiers troubles alimentaires pour une meilleure prise en charge, surtout un désamorçage précoce des dégâts familiaux notamment si de telles situations sont déjà survenues dans la famille.
Quand consulter le médecin ?

Il faut consulter dès qu’apparaissent les premiers signes de l’anorexie : obsession du poids, des aliments ou de leur valeur calorique, refus des repas familiaux, obsession de la minceur, obsession de la prise alimentaire, besoin de se dépenser physiquement après chaque repas, pesées fréquentes, et quand ces périodes alternent avec des périodes de boulimie.

Que fait le médecin en cas d'anorexie mentale ?

Outre l’examen général, le médecin prescrit un bilan sanguin destiné à apprécier le retentissement biologique (potassium sanguin diminué par exemple) et hormonal de l’anorexie. Il calcule l’indice de masse corporelle (IMC). Lorsque celui-ci est inférieur ou égal à 15, il justifie une hospitalisation en service de médecine ou en milieu spécialisé à cause du danger immédiat (crise suicidaire, complication médicale grave…). L’hospitalisation permet notamment la renutrition.

La prise en charge de l’anorexie mobilise au long cours le médecin traitant, un nutritionniste, un psychiatre, une équipe de psychologues et la famille, car la maladie laisse des traces d’autant plus prononcées dans le comportement que la prise en charge a été tardive.

Qu’il y ait ou non hospitalisation, une prise en charge psychothérapeutique et psychiatrique de l’anorexique et de sa famille est indispensable.

Comment préparer la consultation ?

Il faut noter sur un semainier tous les apports alimentaires de la semaine et présenter la courbe de poids des mois précédents.
Il faut enquêter sur les comportements similaires dans la famille.



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Aphtes

Aphtes

Qu'est ce que sont les aphtes ?

Les aphtes sont de petites plaies ou ulcérations au niveau de la bouche le plus souvent, mais pouvant siéger à d’autres endroits (parties génitales par exemple). On parle d’aphtose quand les aphtes buccaux sont multiples et évoluent par poussées fréquentes. Les aphtes de la cavité buccale sont localisés dans les zones les plus exposées aux traumatismes comme les lèvres, l’intérieur des joues, les bords de la langue… L’évolution normale d’un aphte se fait vers la guérison sans cicatrice en 7 à 10 jours.

Quels sont les risques et les enjeux sanitaires des aphtes ?

Les aphtes représentent un motif fréquent de consultation, notamment auprès des chirurgiens-dentistes. La plupart des aphtes sont bénins et disparaissent spontanément, mais certaines formes révèlent une maladie générale qu’il convient de diagnostiquer et traiter. Ainsi, il ne faut pas conclure soi-même un peu vite au diagnostic d’aphtes ; mieux vaut consulter, surtout en présence de signes associés en dehors de la bouche (taches cutanées, fièvre, douleurs…).

Quels sont les mécanismes des aphtes ?

La cause précise des aphtes est inconnue. De nombreuses hypothèses ont été suggérées mais jamais démontrées (bactéries, virus, carences en fer…). L’apparition d’un aphte est probablement liée à un phénomène immunitaire spontané ou induit par l’environnement, la nourriture ou encore les médicaments. Les aphtes peuvent par exemple survenir à la suite de la prise de certains médicaments comme les antiinflammatoires non stéroïdiens (AINS), les antibiotiques, les antivitamines K…

Le gruyère, les fruits secs, les noix et les noisettes, les cacahuètes, les amandes sont également pourvoyeurs d’aphtes. De même, une mauvaise hygiène buccodentaire, des irritations dans la cavité buccale ou certaines circonstances (grossesse, puberté, stress, les traumatismes : brosse à dents, morsure…) favorisent les aphtes. Des maladies générales comme la maladie de Behçet se manifestent également par une aphtose, mais d’autres symptômes sont alors présents.


Comment se manifestent les aphtes ?

Les aphtes de forme banale sont des ulcérations isolées ou groupées, douloureuses qui mesurent quelques millimètres de diamètre et sont entourées d’une zone rouge et inflammatoire.

Ces aphtes sont sur les lèvres, la langue, la face interne des joues, les gencives, le palais ou au fond de la gorge.Les aphtes de la maladie de Behçet sont rarement isolés et la maladie atteint surtout d’autres régions : les yeux (atteinte inflammatoire), le tube digestif ou les organes génitaux (ulcérations génitales).

Avec quoi ne faut-il pas confondre les aphtes ?

L’angine est l’inflammation aiguë des amygdales ; ces dernières sont rouges, douloureuses et gênent la déglutition. Un traitement antibiotique est parfois recommandé.

Il ne faut pas non plus confondre des aphtes récidivants avec un champignon (candidose), un lichen plan voire un carcinome épidermoïde, cancer de la peau et des muqueuses.

Enfin, et c’est la raison pour laquelle une consultation médicale s’impose pour tout aphte, un aphte peut révéler une maladie plus générale (Behçet, pemphigus…).

Y a-t-il une prévention possible ?

L’hygiène buccodentaire est une priorité : brossage régulier des dents, rinçage de la bouche avec des solutions antibactériennes…

Certains aliments sont à éviter pour ne pas aggraver ou déclencher les poussées : noix, pommes, gruyère, fruits secs, noisettes, agrumes, ananas, fruits rouges acides (groseilles)…
Les appareils dentaires doivent également être nettoyés et ajustés pour éviter tout traumatisme.

À quel moment consulter ?

Les aphtes peuvent être le premier signe d’une maladie plus générale. Il ne faut donc pas conclure trop vite et soi-même à un aphte banal, surtout s’il récidive. Une consultation avec un médecin ou un chirurgien-dentiste permet de rechercher d’autres symptômes (atteinte extrabuccale) et de poser un diagnostic. L’aphte géant est une forme particulière avec une ulcération extrêmement douloureuse et nettement plus importante (de 1 à 5 cm).

Que fait le médecin ?

Le diagnostic est le plus souvent évident en examinant le patient. L’examen de la cavité buccale doit être complet et d’autres manifestations sont à rechercher par un examen complet notamment cutané et un interrogatoire.

En cas de doute diagnostique, le praticien traitant ou l’interniste (médecin spécialiste des maladies un peu complexes dites « de système ») pourra prescrire des examens complémentaires, notamment sanguins. Des biopsies (prélèvements locaux) sont également parfois nécessaires.

L’évolution est en général simple sans traitement, mais peut dépendre de maladie sous-jacente (cancer, infection…).
Des traitements locaux sous forme de gels anesthésiques peuvent soulager les symptômes ; dans les formes sévères, un traitement par voie générale (corticoïdes ou autres) peut être proposé.

Comment préparer ma prochaine consultation ?

Il est utile d’indiquer au médecin les circonstances déclenchant des poussées d’aphtes, de même que de signaler tout symptôme présenté, même s’il peut sembler anodin (fièvre, lésion cutanée fugace…).



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Artériopathie oblitérante des membres inférieurs (AOMI)

Artériopathie oblitérante des membres inférieurs (AOMI)

L'Artériopathie oblitérante des membres inférieurs, qu'est ce que c'est ?

L’artériopathie oblitérante des membres inférieurs, ou AOMI, qu’on appelle également artérite des membres inférieurs, correspond au rétrécissement voire à l’occlusion d’une artère au niveau d’une cuisse et/ou d’une jambe. Le débit sanguin diminue et entraîne en aval une insuffisance d’irrigation sanguine ou ischémie, qui peut se traduire si rien n’est fait par la gangrène (mort tissulaire) de tout ou partie de la zone mal irriguée (jambe, pied, orteil). Selon les cas, l’ischémie peut être brutale ou chronique.

Quels sont les enjeux sanitaires ?

On estime à 2 millions le nombre de personnes touchées par une AOMI en France. D’après la Haute Autorité de Santé, 10 à 20 % des plus de 55 ans présentent une AOMI asymptomatique, autrement dit silencieuse !

La présence d’une AOMI est également associée à un risque cardio-vasculaire élevé : risque d’infarctus du myocarde ou d’accident vasculaire cérébral. 95 % des AOMI s’accompagnent en effet de la présence d’au moins un facteur de risque cardio-vasculaire : tabagisme, diabète, hypertension artérielle, hypercholestérolémie, obésité, sédentarité.

Quels sont les risques de l'AOMI ?

L’AOMI méconnue ou mal traitée se termine parfois par une amputation (jambe, pied ou orteils). 6 000 patients en font les frais chaque année.

Quels sont les mécanismes ?

L’AOMI est due à une détérioration des parois artérielles, essentiellement par plaque d’athérome, un amas de graisse (cholestérol) et de cellules inflammatoires. L’artère se rétrécit et se rigidifie, provoquant l’asphyxie en oxygène sanguin des tissus des extrémités (orteils en particulier). Les caillots sanguins se forment très facilement dans ces artères détériorées et les bouchent brutalement à l’improviste.

Plusieurs situations aggravent et provoquent l’artérite : le tabagisme (95 % des malades d’AOMI consomment plus d’un paquet de cigarettes par jour), le diabète, l’hypertension artérielle, l’hypercholestérolémie et l’obésité. Ce sont les risques cardio-vasculaires communs à toutes les maladies des vaisseaux.

Quels sont les symptômes de l’AOMI ?

L’AOMI comporte plusieurs stades évolutifs. Au tout début de son évolution, l’AOMI est silencieuse (on dit asymptomatique). Puis elle se manifeste progressivement à la marche par des crampes du mollet ou des douleurs dans la jambe (ischémie dite « d’effort ») apparaissant de plus en plus tôt lorsqu’on marche ; cela provoque une boiterie particulière appelée claudication intermittente.

Ensuite, les douleurs apparaissent au repos, en position allongée et la nuit. Cette aggravation de la maladie signe l’asphyxie presque permanente des tissus qui va provoquer une mort des cellules si l’on ne fait rien : ulcères de jambes puis gangrène. La gangrène est une asphyxie totale des tissus et est irréversible : les orteils deviennent noirs, froids et insensibles. La gangrène impose l’amputation.

Y a-t-il une prévention possible de l'AOMI ?

Oui, il faut supprimer ou corriger les facteurs de risque cardio-vasculaire que sont le tabagisme, l’hypercholestérolémie, l’obésité, l’hypertension artérielle ou le diabète. La marche à pied hebdomadaire (30 minutes trois fois par semaine) ou mieux, quotidienne (une heure par jour), évite l’aggravation et rajeunit les artères. Il faut adapter sa vitesse de marche afin d’éviter la survenue de la douleur, et s’exercer dans les limites de cette douleur.


Quand appeler le médecin ?

Il ne faut surtout pas attendre avant de consulter. Plus le traitement est précoce, plus les chances de guérison sont importantes. Toute douleur de jambe qui survient à la marche après quelques dizaines de mètres (les médecins parlent du périmètre de marche) ou a fortiori au repos ou au coucher doit inciter à consulter un médecin sans tarder.

Comment préparer la consultation ?

Il faut préparer l’ensemble de son dossier médical (antécédents familiaux et personnels, consommation tabagique, chiffres de la tension artérielle), les médicaments en cours (prescrits ou pris tout seul). Il est important de mesurer son périmètre de marche : nombre de mètres parcourus (ou nombre de minutes) avant l’apparition de la douleur.

Que fait le médecin ?

Après un examen clinique complet avec les pouls au niveau de la jambe et du pied, la mesure de la pression artérielle à la cheville (l’indice de pression systolique ou IPS), le médecin a besoin d’un échodoppler (examen par ultrasons des artères) qui sera fait par un cardiologue ou un angiologue. Le bilan de la maladie nécessite aussi une angiographie (radiographie de l’artère après son opacification).

De nombreux médicaments permettent de limiter les caillots et de dilater l’artère. En cas d’échec des médicaments, si l’asphyxie (ischémie) est sévère ou aiguë, un traitement chirurgical est nécessaire : dilatation artérielle, ablation du caillot, pontage…
Dans tous les cas, le médecin dépiste et traite les autres facteurs de risque cardio-vasculaire.


Arthrite

Arthrite

 

Qu'est ce que l'arthrite ?

L’arthrite désigne l’inflammation d’une articulation. L’arthrite n’est pas une maladie en soi mais plutôt un symptôme dont les causes regroupent plus d’une centaine d’affections (infections, polyarthrite rhumatoïde, spondylarthrite ankylosante, goutte…). L’arthrite peut toucher une ou plusieurs articulations : dans ce dernier cas, on parle de polyarthrite. L’affection en cause peut être aiguë ou chronique. La polyarthrite rhumatoïde est une des formes les plus communes d’arthrite.

Quels sont les risques et les enjeux sanitaires de l'arthrite ?

Le corps humain comprend plus de cent articulations qui relient les os entre eux. L’arthrite n’est pas une maladie mais englobe de multiples affections différentes, de la moins sévère à la plus invalidante. L’inflammation arthritique peut apparaître à la suite de chocs, de maladies, d’infections ou être la conséquence d’une maladie auto-immunitaire. À titre d’exemple, la polyarthrite rhumatoïde touche de 0,5 % à 1 % de la population en Occident, et deux fois plus les femmes que les hommes.

Quels sont les mécanismes de l'arthrite ?

Les mécanismes et causes varient en fonction de l’origine de l’arthrite.
Pour la plus fréquente, la polyarthrite rhumatoïde, la cause est inconnue, associant probablement un caractère auto-immun (le corps attaque ses propres articulations par ses cellules) et un terrain génétique.
Dans les arthrites infectieuses, une bactérie est le plus souvent en cause et provoque l’inflammation.
Dans les arthrites métaboliques, c’est l’accumulation d’un produit (acide urique, calcium…) dans l’articulation qui provoque l’inflammation et la crise douloureuse (goutte, chondrocalcinose…).

Comment se manifeste l'arthrite ?

Les symptômes communs à toutes les arthrites, quelle qu’en soit la cause, sont la douleur, le gonflement, la rougeur et la raideur d’une ou plusieurs articulations. Douleur et raideur sont généralement plus importantes le matin ou seulement certains jours.

Les symptômes et leur localisation varient en fonction de la cause : une ou plusieurs articulations, atteinte symétrique ou pas, fièvre, douleurs nocturnes…

Avec quoi ne faut-il pas confondre l'arthrite ?

Une douleur articulaire ne doit pas être confondue avec une douleur « régionale » périarticulaire (tendinite), musculaire (déchirure, hématome…), osseuse (fissure, fracture…) ou vasculaire (phlébite…). De même, des douleurs d’autres organes peuvent être « projetées » et mimer une douleur articulaire. Seul un examen médical complet permet de faire la différence.

L’arthrose quant à elle se manifeste par des douleurs « mécaniques » car le cartilage est usé. Le repos soulage la douleur tandis que le mouvement la réveille.

Y a-t-il une prévention possible à l'arthrite ?

La douleur arthritique peut difficilement être prévenue. En revanche, les modifications des habitudes de vie ou certaines techniques (kinésithérapie, physiothérapie, ergothérapie…) peuvent soulager. Par ailleurs, fatigue, stress, anxiété jouent un rôle néfaste et accentuent les douleurs.

Un équilibre entre plages d’exercice et plages de repos doit être trouvé pour préserver la mobilité des articulations et maintenir la masse musculaire. Des mouvements réguliers, souples et lents sont conseillés : exercices d’amplitude des mouvements (étirements, danse), exercices de musculation ou d’endurance (marche, bicyclette, natation).

La lutte contre l’excès de poids est également une priorité pour ne pas peser sur les articulations
À quel moment consulter ?

Toute inflammation d’une articulation est anormale et doit motiver une consultation chez le médecin généraliste ou rhumatologue. Certaines causes représentent une urgence thérapeutique comme l’arthrite infectieuse ; pour les autres, plus le diagnostic est précoce, meilleur est le pronostic.

Que fait le médecin ?

Le médecin pratique un examen clinique général (fièvre, signes extraarticulaires) et détaillé de l’articulation en cause. La phase d’interrogatoire sur les caractéristiques et modes d’apparition de la douleur est fondamentale et oriente la stratégie diagnostique. En fonction, des examens complémentaires sont proposés. Un bilan sanguin biologique général comprend notamment l’analyse des protéines de l’inflammation (CRP : C reactive protein, fibrinogène ou autres protéines). D’autres examens recherchent des causes spécifiques comme la goutte ou la polyarthrite rhumatoïde. En cas d’articulation avec un épanchement, une ponction articulaire pour analyse du liquide synovial sera utile. Enfin, l’imagerie (radiographie standard, échographie, IRM, scintigraphie) des zones douloureuses apporte des renseignements précieux au médecin.

Les traitements dépendent bien évidemment de la cause retrouvée. Les médicaments contre la douleur et les antiinflammatoires permettent un traitement symptomatique.

Comment préparer ma prochaine consultation ?

Compte tenu de la variabilité des symptômes d’un patient à l’autre et d’un jour à l’autre chez la même personne, il est fondamental de repérer les facteurs individuels qui soulagent ou au contraire aggravent les symptômes. Le médecin et l’équipe soignante pourront alors adapter les conseils et proposer un programme personnalisé.

Athérosclérose

Athérosclérose

L'athérosclérose : de quoi s’agit-il ?

L’athérosclérose correspond à des remaniements de la paroi des artères de moyen et gros calibres. La paroi des artères voit s’accumuler lipides, glucides, tissu fibreux et autres dépôts. L’athérosclérose n’est pas une maladie mais un phénomène évolutif qui aboutit à des maladies, notamment cardio-vasculaires.

La paroi interne de l’artère est profondément modifiée, aboutissant à des thromboses — l’artère se bouche — ou des ruptures de plaques qui viennent obstruer d’autres artères. Infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral, ischémie des membres sont autant de conséquences qui peuvent être mortelles.

Quels sont les risques et les enjeux sanitaires de l'athérosclérose ?

La fréquence de l’athérosclérose varie d’un pays à un autre en fonction notamment du niveau de développement économique. En France, les maladies cardio-vasculaires sont la première cause de décès (infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral), avec une répartition géographique inégalitaire entre le Nord et le Sud, le Nord étant le plus touché.

Au niveau mondial, l’athérosclérose est beaucoup moins marquée dans les pays méditerranéens, en Asie et dans le tiers monde.
Habitudes alimentaires et mode de vie jouent un rôle majeur dans l’apparition de l’athérosclérose, et la prévention au sens large a toute sa place.

Quels sont les mécanismes de l'athérosclérose ?

L’athérosclérose correspond à la formation de plaques à l’intérieur des artères. Ces plaques modifient l’écoulement sanguin, favorisant ralentissement et dépôts qui aggravent l’athérosclérose. L’obstruction est le stade ultime de développement de la plaque qui obstrue totalement la lumière du vaisseau : la circulation est interrompue et les tissus et organes en aval ne sont plus irrigués. S’il s’agit d’une artère coronaire du cœur, la conséquence est l’infarctus ; s’il s’agit d’une artère cérébrale, la conséquence est un accident vasculaire.

Comment se manifeste l'athérosclérose ?

L’athérosclérose se développe insidieusement et silencieusement pendant des années.
Ce n’est qu’au stade de « plaque mature » suffisamment importante que les symptômes se ressentent, malheureusement un peu tard.
Les conséquences cliniques sont au niveau coronaire les « syndromes coronariens aigus » voire l’infarctus du myocarde, avec douleur à la poitrine en étau derrière le sternum, douleur dans le bras ou la mâchoire, insuffisance cardiaque et décès en l’absence de traitement.

L’accident vasculaire cérébral est également une possibilité évolutive de l’athérosclérose avec apparition brutale parfois régressive avant un prochain épisode, d’une paralysie, d’un déficit visuel ou encore d’un coma.
L’ischémie aiguë d’un membre correspond quant à elle à la migration d’une plaque dans la circulation ; la plaque vient boucher une artère et cause douleurs, coloration bleutée d’un membre et finalement gangrène avec amputation indispensable. Les douleurs des jambes peuvent être moins aiguës et provoquer une claudication intermittente, c’est-à-dire une douleur à l’effort (marche…) imposant l’arrêt.

Avec quoi ne faut-il pas confondre ?

L’artériosclérose correspond à peu près au même phénomène de modification des artères, sauf que ce sont les artères de petit calibre qui sont touchées et que le vieillissement est le principal facteur de risque (pas de graisses contenues dans les plaques).

Y a-t-il une prévention possible ?

La lutte contre les facteurs de risque cardio-vasculaire est une priorité. Parmi eux, deux jouent un rôle prépondérant dans l’athérosclérose : l’alimentation et le surpoids.

Le mauvais cholestérol doit être diminué : diminution des lipides ou acides gras « saturés » (graisses animales des charcuteries par exemple), des acides gras des pâtisseries au profit d’acides gras mono-insaturés (huile d’olive) ou d’oméga-3. Les vitamines sont antioxydatives et doivent être consommées grâce aux fruits et légumes (au moins 5 par jour), aux phytoœstrogènes (soja, thé vert…).
L’activité physique est un moyen de prévention essentiel. La pratique d’au moins 30 minutes de marche rapide par jour améliore la condition physique et permet de rester en forme.

L’éducation nutritionnelle doit permettre à tous d’équilibrer apports alimentaires et besoins énergétiques en tenant compte de son poids et de son âge. L’objectif est d’obtenir une stabilité pondérale (poids normal).
Pour le tabac, le risque de maladies cardio-vasculaires diminue de moitié dès la première année de sevrage. Une raison de plus pour arrêter de fumer !

À quel moment consulter ?

Le message clé est que toute douleur intense et prolongée dans la poitrine nécessite un appel au SAMU Centre 15. De même, tout signe neurologique (paralysie, difficulté de parole, trouble sensitif…) même réversible doit bénéficier d’un examen en urgence.
Il ne faut perdre aucune minute pour désobstruer rapidement les artères en cause et limiter les séquelles.

Que fait le médecin ?

Signes ressentis, antécédents médicaux et facteurs de risque cardio-vasculaire permettent d’évoquer le diagnostic d’une complication de l’athérosclérose. Au stade préventif, le médecin détecte les facteurs de risque qui se multiplient (et ne s’additionnent pas seulement) : hypertension artérielle, excès de cholestérol, de triglycérides, tabac, diabète, sédentarité, surpoids (en faisant le rapport poids/taille au carré)…

Des examens sont ensuite réalisés en fonction des organes qui souffrent en cas d’athérosclérose : cœur (électrocardiogramme (ECG), ECG d’effort, coronarographie), cerveau (scanner cérébral, échographie Doppler des vaisseaux du cou) ou artériographie des membres inférieurs.

En cas d’obstruction aiguë, il faut déboucher au plus vite : angioplastie en mettant un ballon (qui dilate l’artère rétrécie) puis en posant un stent (petit ressort métallique empêchant le retour élastique de la sténose) ou thrombolyse (dissolution) médicamenteuse, geste chirurgical en cas d’ischémie d’un membre…
Un traitement souvent à vie est prescrit après ces épisodes aigus, de même qu’une rééducation.

Comment préparer ma prochaine consultation ?

Une enquête alimentaire est souvent proposée par le médecin pour faire le point sur les habitudes de vie et les erreurs à corriger. Vous pouvez réaliser avant la consultation un tableau de bord de votre consommation alimentaire à mettre en parallèle de vos activités (dépenses).


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Accidents vasculaires cérébraux (AVC)

Accidents vasculaires cérébraux (AVC)

Accidents vasculaires cérébraux : de quoi s’agit-il ?
Quels sont les risques et les enjeux sanitaires ?
Quels sont les mécanismes ?
Comment cela se manifeste-t-il ?
Avec quoi ne faut-il pas confondre ?
Y a-t-il une prévention possible ?
À quel moment consulter ?
Que fait le médecin ?
Comment préparer ma prochaine consultation ?

Accidents vasculaires cérébraux : de quoi s’agit-il ?

Les accidents vasculaires cérébraux ou AVC sont communément appelés « attaques cérébrales ». Ils correspondent à un arrêt brutal de la circulation sanguine dans le cerveau, soit par obstruction d’une artère (on parle d’accident vasculaire ischémique) soit par rupture d’une artère cérébrale (on parle alors d’accident vasculaire hémorragique).

Suivant la localisation et l’étendue de la zone cérébrale concernée, les conséquences sont très variables : de la simple faiblesse dans un membre au décès, en passant par la paralysie et le coma.

Parfois au tout début de l’accident vasculaire cérébral, des signes très discrets et réversibles comme une difficulté à utiliser sa main et/ou une perte de la vue fugace doivent alerter : il s’agit en effet d’un accident ischémique transitoire (AIT) qui doit être rapidement diagnostiqué et traité.

Quels sont les risques et les enjeux sanitaires ?

Les AVC sont la troisième cause de mortalité et la première cause de handicap non traumatique de l’adulte dans les pays industrialisés. En France, près de 130 000 cas sont à déplorer chaque année, provoquant 40 000 décès. L’AVC ischémique (ou infarctus cérébral) est le plus fréquent

Les AVC s’intègrent dans le cadre des maladies cardio-vasculaires, pour lesquelles la prévention est essentielle (lutte contre les facteurs de risque comme l’hypertension artérielle, le tabagisme, le diabète, l’hypercholestérolémie ou encore la sédentarité).

Quels sont les mécanismes ?

On distingue deux mécanismes d’AVC :

– dans 80 % des cas, il s’agit de l’obstruction d’une artère du cerveau qui provoque un manque de sang dans une zone cérébrale plus ou moins étendue. Cette obstruction est liée à un caillot (sang coagulé) favorisé par des troubles du rythme cardiaque comme la fibrillation auriculaire ou des lésions des artères du cou. Le vieillissement des artères lié à l’âge et aux facteurs de risque joue un rôle déterminant. La zone touchée, non irriguée, manque d’oxygène et de sucre, et meurt (infarctus cérébral) ;

– dans les autres cas, plus rares, une rupture d’une artère à l’intérieur du cerveau provoque une hémorragie cérébrale. Les conséquences peuvent être les mêmes mais cette maladie survient plutôt chez le sujet jeune, souvent indépendamment des facteurs de risque cardio-vasculaire.
Comment cela se manifeste-t-il ?

L’AVC se manifeste le plus souvent brusquement, en pleine activité ou au repos.

Les symptômes dépendent de la zone lésée et de l’étendue mais sont généralement marqués par :

– une paralysie (ou une faiblesse musculaire) pouvant toucher la moitié du corps (hémiplégie), la face ou un seul membre ;
– une difficulté à parler (articulation difficile, perte des mots, impossibilité de parler…) ;
– un trouble visuel (cécité d’un œil, vue double, amputation d’une partie du champ visuel…) ;
– une céphalée, des troubles de conscience, un coma ;
– une épilepsie, une perte d’équilibre…

Les symptômes peuvent être isolés ou s’associer ; dans tous les cas, ils nécessitent une prise en charge urgente.

Avec quoi ne faut-il pas confondre ?

La migraine est un diagnostic à ne pas confondre. La crise avec aura notamment peut simuler un AVC ; seuls les antécédents de migraine et un examen médical font la différence.

De même, certaines paralysies ou troubles de la sensibilité sont dus à des pathologies sans rapport avec un AVC (paralysie faciale a frigore, névralgie…) : là encore, mieux vaut ne pas les négliger et consulter pour que le médecin fasse la différence.

Y a-t-il une prévention possible ?

La prévention repose sur des modifications du mode de vie : le sevrage tabagique, une activité physique régulière (environ 30 minutes, trois fois par semaine) et des mesures diététiques sont des priorités.

Les autres facteurs de risque cardio-vasculaire comme l’hypertension artérielle, l’hypercholestérolémie ou le diabète doivent être contrôlés, au besoin à l’aide de médicaments.

La consommation excessive d’alcool (plus de trois verres de vin/jour chez l’homme et deux verres/jour chez la femme) est également délétère et doit être réduite, de même que l’apport en acides gras saturés (beurre, viandes grasses, fromages, charcuterie), au profit des acides mono-insaturés (huile d’olive, colza…) ou d’acides gras polyinsaturés oméga contenus dans les poissons par exemple.
À quel moment consulter ?

L’AVC est une urgence médicale : un appel au SAMU Centre 15 est indispensable pour organiser les secours, poser le diagnostic et proposer un traitement dans une unité de médecine neurovasculaire par exemple.

Les symptômes sont parfois transitoires (faiblesse d’un membre qui régresse, perte de la vue puis vision normale…) : ces signes doivent être pris très au sérieux car ils risquent d’évoluer vers un accident plus grave et définitif.

Que fait le médecin ?

Le médecin va confirmer le diagnostic par son examen clinique et des examens complémentaires comme le scanner cérébral. Le scanner permet le plus souvent de mettre en évidence un hématome, une zone d’infarctus ou toute autre cause. À une phase très précoce de l’AVC ischémique, le scanner peut être normal ; l’IRM permet alors un diagnostic plus précis et précoce.

D’autres examens sont proposés pour rechercher la cause de l’accident, comme le Doppler des vaisseaux du cou, l’électrocardiogramme ou le Holter (enregistrement continu sur 24 heures).

Les traitements varient en fonction du type d’AVC, du délai de prise en charge et de l’étendue.

Les AVC ischémiques peuvent bénéficier de traitements visant à déboucher l’artère (thrombolyse), les AVC hémorragiques de traitements stoppant l’hémorragie ou évacuant l’hématome.

Comment préparer ma prochaine consultation ?

Après l’AVC débute une phase de rééducation active à poursuivre parfois des années. Le respect des posologies des médicaments prescrits et des examens à réaliser est fondamental pour éviter la récidive. Signalez à votre médecin toute difficulté dans la bonne observance, de même que tout changement de mode de vie.

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